-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Pour se régénérer, l'Amazonie compte sur une poignée d'espèces d'arbres
Quand la nature reprend ses droits dans une zone déboisée en Amazonie, cette renaissance repose sur seulement quelques espèces d'arbres capables de pousser rapidement malgré la pauvreté des sols et le soleil de plomb, selon une étude brésilienne.
Parmi les milliers d'espèces que compte la forêt amazonienne, un petit groupe de 15 à 25 espèces d'arbres assure à lui seul une grande partie de la régénération forestière et de l'absorption de carbone, explique à l'AFP Fernando Elias, chercheur au Musée Emilio Goeldi, dans l'Etat brésilien du Para (nord).
"C'est fantastique de voir à quel point la forêt est résiliente. Ces espèces donnent une nouvelle chance" à l'Amazonie après la "rupture totale" avec l'environnement causée par la déforestation, dit-il.
"Quand on détruit une forêt, on ne détruit pas seulement la biodiversité. On détruit la capacité de la forêt à réguler le climat", souligne le chercheur.
S'étendant sur neuf pays, les milliards d'arbres de la plus grande forêt tropicale au monde stockent d'énormes quantités de carbone, jouant un rôle essentiel pour freiner le réchauffement climatique.
Fernando Elias a mené une étude publiée le mois dernier par la revue scientifique Global Change Biology, visant à analyser les forêts secondaires émergeant de zones déboisées dans l'Amazonie brésilienne.
Selon lui, les espèces pionnières repérées par l'étude "ont une capacité de colonisation rapide" qui permet par la suite le retour d'autres espèces ayant notamment besoin d'ombre pour pousser, comme c'est le cas dans les forêts natives.
La température sous la canopée de ces espèces clés peut être jusqu'à six degrés plus fraîche, selon M. Elias.
Elles produisent une grande quantité de feuilles qui tombent au sol, augmentent la matière organique et marquent "le début du rétablissement de la forêt".
- Leçons -
L'étude menée par le chercheur estime que la surface de forêt secondaire en Amazonie est aussi vaste que l'Uruguay.
Les forêts secondaires font leur apparition dans des pâturages abandonnés, des exploitations agricoles ayant fait faillite, ou lorsque le propriétaire d'un terrain est légalement tenu de le restaurer.
Étudier la manière dont elles se régénèrent est essentiel pour comprendre comment restaurer les zones déboisées.
Les auteurs de l'étude ont analysé des données provenant de ces forêts en cours de restauration dans quatre régions de l'est de l'Amazonie, se penchant sur plus de 25.000 espèces d'arbres et palmiers.
Ils ont identifié parmi les espèces pionnières le Cecropia palmata, au tronc gris pâle et aux énormes feuilles en forme de mains, ainsi que l'Inga alba, dont les longues gousses renferment une pulpe blanche sucrée et comestible.
Des espèces de palmiers comme l'imposant inaja et le babassu, apprécié depuis longtemps par les communautés rurales pour ses noix riches en huile, jouent également un rôle majeur dans la régénération.
"Si nous connaissons les espèces qui absorbent le plus de carbone et qui jouent un rôle dominant dans le fonctionnement de ces écosystèmes, nous pouvons orienter les efforts de reforestation pour faire en sorte, par exemple, qu'elle soit plus rapide", résume Fernando Elias.
Sa recherche a été menée dans le cadre du Réseau durable pour l'Amazonie, un projet international visant à étudier comment la déforestation et d'autres activités humaines transforment la forêt.
Selon les données de l'Institut national de recherches spatiales (Inpe), un organe public brésilien, une surface pratiquement équivalente à celle de l'Espagne a été déboisée au Brésil au cours des quatre dernières décennies.
Sous le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, la déforestation a chuté l'an dernier à son niveau le plus bas depuis dix ans.
Lula, qui vise la réélection pour un quatrième mandat non consécutif en octobre, a promis d'éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030.
Le Brésil s'est également engagé à restaurer 12 millions d'hectares de terres dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat de 2015.
P.Petrenko--CPN