-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
-
Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes
-
Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination
-
Cancer du sein: l'IA améliore le dépistage humain, affirme une vaste étude suédoise
-
Procès Casino: l'ex-PDG Jean Charles Naouri, l'entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption
-
Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver "exceptionnel" en Ukraine
-
La flambée du prix de l'or, entre fortune et fardeau au Vietnam
-
Les Etats-Unis vont connaître une paralysie budgétaire, la police de l'immigration au coeur du débat
-
Attaque de l'aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France
-
Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
-
Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support
-
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
-
A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles
-
Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l'Iran
-
Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
-
Mozambique: d'énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d'une insurrection
-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
La Fed gèle ses taux contre l'avis de deux responsables
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
Mayotte: grand nettoyage dans les rues de Mamoudzou, à quelques heures de la visite de Bayrou
Dans le centre de Mamoudzou, c'est l'effervescence: tractopelles et camions ont envahi dimanche les rues de la commune chef-lieu de Mayotte pour une grande opération de déblaiement, à la veille de la visite du Premier ministre et de cinq membres de son gouvernement.
Près de 200 agents et une centaine d'entreprises sont à pied d'oeuvre depuis samedi pour ce qui est qualifié de "déblaiement géant d'envergure" par les équipes municipales, deux semaines après le passage dévastateur du cyclone Chido.
Dès 07H00, plusieurs axes principaux du coeur de Mamoudzou, dont la très fréquentée rue du Commerce, ont été fermés à la circulation pour permettre le passage des équipes de nettoyage.
"Il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est parce que les ministres arrivent qu'on nettoie les rues", glisse à l'AFP une commerçante de cette artère bloquée.
"Depuis le 13 décembre, avec le passage du cyclone, les déchets traînent partout. Ça sent mauvais, et il n'y a pas eu de nettoyage. J'espère que c'est vraiment parce que c'est le week-end qu'ils en profitent", souligne-t-elle.
"Cette opération était planifiée depuis plus d'une semaine. Il fallait profiter de ce week-end pour agir efficacement, quand le trafic est réduit", rétorque Yssad Mohamed Youssouf, directeur de la propreté urbaine et du développement durable de Mamoudzou.
Que cette opération ait été mise en place pour l'arrivée du Premier ministre et des membres de son gouvernement, dont le nouveau titulaire du portefeuille des Outre-mer Manuel Valls, ou non, les habitants constatent les résultats et ne s'en plaignent pas.
"L'important, c'est que ce soit fait", lâche Arsène Said, 25 ans, en se promenant le long d'une rue fraîchement débarrassée de ses ordures. "Je les attends toujours à Kaweni", bidonville de Mamoudzou ravagé par le cyclone, complète néanmoins l'éducateur.
- Un prochain retour à la normale -
Après le passage du cyclone Chido, les différents villages de la commune chef-lieu de Mayotte ont été submergés par des déchets de toutes sortes: végétaux, métalliques et ordures ménagères.
Le ramassage des déchets avait été interrompu pendant plusieurs jours à cause des nombreux arbres, poteaux et autres encombrants qui s'étaient retrouvés le long des routes.
Depuis quelques jours, les rues retrouvent peu à peu leur propreté. "Nous sommes à 40% à Kaweni, 50% à M'Tsapéré", autre quartier de Mamoudzou, précise Yssad Mohamed Youssouf. "Dans les villages, on a beaucoup avancé, mais l'hypercentre, qui n'avait pas encore été traité, était resté à l'abandon. C'est une zone immense, avec de nombreux dégâts. L'objectif, c'était que d'ici ce soir, nous ayons traité 80% de Mamoudzou".
Même si l'initiative est saluée, les résidents, à l'instar de Mouhoudroiri Nasser, ne peuvent cacher leurs réserves. "On pourrait installer davantage de bennes à ordures pour récupérer ce qui reste. Parce que même si on en enlève, dès le deuxième jour de nouveaux déchets apparaissent".
Les opérations de ce week-end sont amenées à se répéter dans les prochains jours. "Actuellement, nous avons quatre sites où nous déposons ces déchets en attendant de pouvoir les transférer ailleurs", indique le directeur de la propreté urbaine.
Le quai de transfert de Hamaha, le plus proche de la commune, est pour le moment fermé, ayant subi de gros dégâts suite au passage de Chido. Il devrait rouvrir la semaine prochaine, selon les autorités.
Le site de l'installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND) est lui désormais ouvert. Le transfert des déchets vers le site situé à Dzoumogné, dans la commune de Bandraboua, au nord de Mayotte, devrait donc être enclenché dans les prochains jours.
- Penser l'après -
En attendant que le circuit de traitement des déchets reprenne un cours normal, des montagnes de tôles et d'ordures ménagères s'entassent sur le terre-plein de M'Tsapéré ou sur un terrain vague près du village de Tsoundzou.
"C'est vraiment problématique", reconnaît le directeur de la propreté urbaine. "Nous avons demandé l'accompagnement des services de l'État".
Selon la municipalité, la situation devrait revenir à la normale d'ici la semaine prochaine.
Actuellement, une centaine d'entreprises privées dotées de moyens roulants sont mobilisées, notamment pour transporter les déchets verts jusqu'au centre de la ville pour les broyer.
Pour Yssad Mohamed Youssouf, l'objectif final est bien de valoriser le plus de déchets possible. "Disposer de gros broyeurs, réutiliser les copeaux de bois... Tout cela représente des filières à développer pour maximiser la valorisation de ces matériaux".
H.Müller--CPN