-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Hong Kong: une nouvelle oeuvre commémorant Tiananmen retirée dans une université
Une université de Hong Kong a masqué samedi une inscription qui rendait hommage aux victimes de la répression de Tiananmen, quelques semaines après les retraits d'oeuvres similaires dans différents campus de la ville.
Hong Kong a longtemps été avec Macao le seul endroit en Chine où la commémoration du massacre du 4 juin 1989 à Pékin était tolérée.
Mais Pékin a imprimé sa marque autoritaire sur l'ex-colonie britannique après les gigantesques et parfois violentes manifestations de 2019, en imposant une loi sur la sécurité nationale qui a criminalisé pratiquement toute forme de dissidence.
En décembre, le "Pilier de la honte", une statue à la mémoire de Tiananmen, avait été déboulonnée sur le campus de l'Université de Hong Kong (HKU).
Le lendemain, des sculptures commémorant le mouvement pro-démocratie de 1989 avaient été retirées de deux autres universités de la ville.
Samedi, sur le campus de la HKU, une grande inscription en hommage aux "martyrs" de Tiananmen, qui avait échappé jusqu'à présent à la censure, a été cachée à l'aide de tôles.
Un journaliste de l'AFP a vu des ouvriers recouvrir ce graffiti qui disait: "L'esprit héroïque des martyrs massacrés de sang-froid vivra à jamais, le feu de la démocratie qui vainc le mal ne s'éteindra jamais".
Selon des médias, cette phrase avait été inscrite sur le sol d'une passerelle peu après les événements de Tiananmen. Depuis, chaque année, des leaders étudiants en repeignaient les caractères en blanc en signe de deuil.
Contactée par l'AFP, la HKU n'a pas souhaité dire si l'inscription avait été définitivement effacée.
Un porte-parole a cependant indiqué que l'université "effectue régulièrement des travaux d'entretien dans divers lieux et installations, le site susmentionné étant l'un de ces projets".
Depuis la reprise en main de Hong Kong par Pékin, les voix dissidentes se sont peu à peu éteintes sur les campus de la ville, autrefois des oasis de liberté épargnés par la censure qui imprègne les facultés de Chine continentale. Les manifestations ont été interdites, de nombreux syndicats étudiants mis sur liste noire et de nouveaux cours sur la "sécurité nationale" instaurés.
Pendant 30 ans, une veillée aux chandelles a été organisée à Hong Kong pour l'anniversaire de Tiananmen, rassemblant des dizaines de milliers de personnes.
Les autorités ont interdit les deux dernières veillées, les principaux organisateurs ont été arrêtés pour subversion, et un musée sur le 4 juin 1989 a été fermé.
Y.Ponomarenko--CPN