-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
A Bombay, Rubio parle énergie, commerce et raffinage
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a salué mardi les efforts de l'Inde pour diversifier son approvisionnement en énergie et assuré qu'un accord commercial avec Delhi était à portée de main poursuivant sa tournée en Asie en mélangeant diplomatie et commerce.
"Ce que l'Inde a exprimé à plusieurs reprises, c'est son désir de diversifier son portefeuille énergétique, ce qui est une chose intelligente à faire", a déclaré M. Rubio à des journalistes à Bombay, la capitale économique de l'Inde.
"De toute évidence, ce n'est pas facile à faire du jour au lendemain, donc je pense qu'ils ont fait des progrès considérables à cet égard, et nous sommes heureux de le constater", a-t-il ajouté.
L'Inde est un grand importateur de pétrole russe. La hausse des droits de douane lancée par le président américain Donald Trump en avril a ajouté des tensions entre Washington et New Delhi.
"Evidemment, nous pensons que nous pourrions être une source de leurs approvisionnements énergétiques", a souligné Marco Rubio.
Venant d'Ouzbékistan, où il a plaidé le renforcement des partenariats avec les pays d'Asie centrale, M. Rubio a atterri dans la capitale économique pour une visite de deux jours, sa seconde visite officielle en Inde en quelques mois.
Interrogé à ce sujet, le secrétaire d'Etat américain a répondu que l'Inde était "un partenaire stratégique" citant notamment la coopération énergétique et en matière de défense.
"J'estime en fait qu'on ne vient pas assez", a-t-il relevé aux côtés de l'ambassadeur américain à Delhi, Sergio Gor, un proche du secrétaire d'Etat.
M. Rubio a visité la Porte de l'Inde, un arc de triomphe emblématique de l'indépendance du géant asiatique situé sur le front de mer de Bombay, avant de s'entretenir avec son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar.
Ils ont discuté de la "sécurité énergétique et de la coopération en matière de défense" tout en réaffirmant le renforcement du partenariat entre les Etats-Unis et l'Inde, a indiqué M. Rubio sur X après leur rencontre.
M. Rubio s'était rendu en mai à Calcutta et Delhi, visitant aussi le Taj Mahal et y rencontrant le Premier ministre indien Narendra Modi.
Aucune rencontre avec le dirigeant indien n'est prévue lors de cette visite qui, outre Bombay, l'amènera à Jamnagar (ouest), dans le Gujarat, fief du conglomérat Reliance, propriété du milliardaire Mukesh Ambani.
Il a aussi déposé une gerbe à la mémoire des victimes des attaques islamistes de 2008 à Bombay, qui avaient fait 166 morts.
Comme en Ouzbékistan la veille, M. Rubio, qui est également conseiller à la sécurité nationale, a été assailli de questions sur les tensions entre les Etats-Unis et l'Ukraine.
Il a notamment fait valoir que le président Trump était "contrarié" par les accusations selon lesquelles il aurait délibérément nui à l'Ukraine, notamment en ordonnant l'arrêt du partage de renseignements.
"Rien n'est délibérément refusé" à l'Ukraine, a insisté M. Rubio après s'être entretenu dans l'avion l'amenant en Inde avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
- Accord "très proche" -
Cette visite en Inde intervient alors que Washington et New Delhi peinent à conclure un accord de libre-échange commercial source de multiples tensions.
Mais M. Rubio a déclaré mardi que les deux pays étaient "très proches d'un accord".
"Nous sommes vraiment, vraiment très proches ; je dirais que nous sommes aussi proches qu'on peut l'être sans avoir un accord signé. Je pense qu'il reste un petit nombre de points à régler", a-t-il dit.
"J'espère pouvoir annoncer des bonnes nouvelles très bientôt, et peut-être que les leaders pourront signer dans la foulée", a-t-il ajouté.
Les deux pays ont conclu en février dernier un accord commercial provisoire visant à réduire les droits de douane américains sur les produits indiens.
Mais quelques jours plus tard, la Cour suprême des États-Unis a invalidé les droits de douane généralisés imposés par le président américain, ce qui a alimenté l'incertitude quant à la date d'entrée en vigueur de l'accord.
Les deux parties sont en négociations depuis lors.
Mercredi, M. Rubio doit rencontrer des magnats de l'industrie indienne avant de se rendre à Jamnagar, un port qui est le bastion de la plus grande raffinerie au monde, qui appartient au conglomérat Reliance Industries.
"On va voir l'entreprise qui a une énorme capacité de raffinage, cela fait tout le sens du monde d'aller discuter avec eux", a-t-il dit.
A.Zimmermann--CPN