-
Périscolaire à Paris: Hidalgo reconnaît des failles mais parle d'un "échec collectif"
-
Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses
-
Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur "tarif agent"
-
Le Pentagone reconnait une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran
-
Un drone abattu pour la première fois par l'Otan au-dessus de la Lituanie
-
Récoltes de maïs, betteraves ou pommes de terre au plus bas
-
Electriciens et gaziers mobilisés pour défendre leur "tarif agent"
-
L'avion spatial franco-allemand Vortex pourrait transporter des astronautes
-
Nucléaire: 80% de grévistes dans la plus grosse centrale française à Gravelines (syndicats)
-
Lecornu saisit le Cese sur l'adaptation au changement climatique
-
La Bourse de Paris en recul face à la hausse du pétrole, les taux d'intérêt continuent de grimper
-
Le diesel atteint un nouveau record à près de 6,27 dollars le gallon aux Etats-Unis
-
Marchés mondiaux: le taux à dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
Au Sénégal, l'ingénieuse introduction de poissons dans des rizières contre la bilharziose
-
Marchés mondiaux: le dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
La comédie d'épouvante "Widow's Bay" et la série médicale "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
Intelligence artificielle: TotalEnergies annonce un partenariat avec Mistral, 100 millions d'euros sur 3 ans
-
L'espace public dégradé de Berlin au coeur de la campagne électorale
-
Sur une plage de Colombo, le dernier combat du restaurant Beach Wadiya
-
Luxe, voyages: des influenceurs jugés de plus en plus déconnectés de leur public
-
Dans un "monde incertain", le Canada veut attirer des milliards de dollars de capitaux étrangers
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine, selon une source diplomatique française
-
Au Brésil, deux juges de la Cour suprême à couteaux tirés
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" confirment leur statut de favoris aux Emmy Awards
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo et Grégoire, visés par la justice, s'expliquent devant le Sénat
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" aux Emmy Awards
-
L'administration Trump enterre les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques
-
Crise de Ceuta: Sanchez fustige des fausses informations dignes de Netflix
-
Wall Street clôture en baisse, mais parvient à limiter ses pertes
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine (source diplomatique française)
-
Divisé, le Congrès américain peine à agir pour réguler l'IA
-
New York: fermeture d'une douzaine de sites de deepfakes pornographiques de célébrités
-
Londres se prépare à nationaliser la troisième aciérie du pays
-
Nigeria: entrée en Bourse de la méga-raffinerie Dangote
-
Sanofi va céder 20 médicaments anciens à l'allemand Cheplapharm et entrer à son capital
-
La Bourse de Paris bousculée par l'IA et la dette
-
Belgique: le monde universitaire "consterné" par le refus d'accueillir 13 étudiants de Gaza
-
Le patron de Thales en appelle aux gouvernements pour réguler l'IA
-
Sanofi va prendre 26,4% dans l'allemand Cheplapharm et lui cèder trois usines
-
Ralentir la course à l'IA, à quel prix ? Les marchés s'inquiètent
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les craintes sur l'IA
-
BCE : les futurs billets en euros mobilisent plus de 9 millions d'Européens
-
Les antennes de Radio France fortement perturbées au second jour d'une grève
-
Commerzbank-UniCredit: Berlin cherche à peser sur une prise de contrôle annoncée
-
Le chef du nucléaire iranien empêché d'assister à une réunion à Vienne sous pression américaine
-
Déchets nucléaires: avis favorable de la commission d'enquête pour Cigéo
-
Les Houthis frappent l'Arabie saoudite, l'Iran dément toute implication dans la guerre au Yémen
-
La grande peur de l'IA hors de contrôle rattrape la Bourse de Paris
-
Les Bourses européennes entre baisse de l'IA et hausse du pétrole
Guerre au Moyen-Orient: la BCE relève ses taux pour contrer le regain d'inflation
La Banque centrale européenne a relevé ses taux jeudi, première parmi ses grandes homologues dans le monde à répondre au regain d'inflation lié au conflit au Moyen-Orient, au risque de pénaliser une économie en zone euro déjà essoufflée.
Le taux de dépôt, qui fait référence, a été augmenté d'un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025, comme s'y attendaient la plupart des économistes. Il s'agit également de la première hausse depuis 2023.
"Grâce à la décision prise (jeudi), le Conseil des gouverneurs reste en bonne position pour faire face à l'incertitude engendrée par la guerre", selon le communiqué de décisions du jour.
L'attention se portera sur l'évaluation de la trajectoire monétaire pour le reste de l'année que fera la présidente de la BCE, Christine Lagarde, devant la presse à partir de 12H45 GMT.
Le communiqué ne donne à cet égard pas d'indication claire : le Conseil des gouverneurs "surveillera de près la situation et suivra une approche s'appuyant sur les données pour définir, réunion par réunion, l'orientation appropriée de la politique monétaire".
Les gardiens de l'euro ont été amenés à réagir face à l'inflation repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.
En cause, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz, axe clef pour le transport de pétrole, provoquant une flambée des prix de l'énergie.
La BCE a aussi appuyé sa décision sur la base de nouvelles projections économiques pour la zone euro, ajustées par rapport à celles de mars pour tenir compte d'un conflit au Moyen-Orient qui s'éternise.
Les prévisions d'inflation ont été relevées pour 2026 et 2027, respectivement à 3,0% et 2,3%, avant de voir l'agrégat redescendre à 2,0% en 2028.
L'économie de la zone euro devrait croître légèrement moins que prévu, de 0,8%, contre 0,9% prévu précédemment, en mars. En 2027, la croissance devrait aussi être moins élevée que prévu, à 1,2% au lieu de 1,3%.
L'institution se devait de réagir afin d'"envoyer le signal aux marchés financiers, mais aussi aux entreprises et aux ménages, que l'institution surveille de près la dynamique de l'inflation", expliquait avant la réunion Dirk Schumacher, chef économiste à la banque publique KfW.
Soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine, la BCE a cherché à éviter toute critique a posteriori de son timing, après avoir achevé son dernier cycle de hausses en septembre 2023.
En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.
- Moment inopportun -
Or, cet empressement à agir contraste avec d'autres grandes banques centrales occidentales, également confrontées à un net regain d'inflation et qui semblent plus enclines à se donner du temps avant de resserrer la vis monétaire.
Nombre d'économistes ont jugé le moment mal choisi pour de nouveau durcir la politique monétaire en zone euro, dont le PIB a reculé de 0,2% au premier trimestre, pénalisé par une correction d'ampleur sur l'Irlande, tandis que les effets de la guerre vont peser sur le trimestre en cours.
Cette décision "risque d'amplifier la contraction de l'activité" tout en s'avérant "inefficace pour baisser l'inflation" qui repose sur une hausse des prix de l'énergie importée, estime Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.
"Même si le blocage du détroit d'Ormuz devait être levé dans un avenir proche, une nouvelle hausse des taux directeurs au cours de l'année resterait appropriée. Mais cela devrait ensuite s'arrêter là", selon Ulrich Kater, économiste chez DekaBank.
M.Mendoza--CPN