-
Zone euro: l'inflation remonte légèrement en juillet, tirée par les prix de l'énergie
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers travaillent à consolider "l'espoir"
-
La Bourse de Paris en hausse, entre résultats et enthousiasme pour l'IA
-
A défaut de puces ou de modèles, l'Inde se lance dans la "quincaillerie" de l'IA
-
France: l'inflation dépasse les 2% sur un an en juillet, selon l'Insee
-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse
-
Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"
-
Wall Street repart de l'avant, portée par la tech
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
-
En Gironde, un "cap" franchi dans la lutte contre le mégafeu
-
IA : pour rester dans la course, l'UE lance un appel d'offres géant
-
Angleterre: 2.877 décès liés aux canicules de mai et juin
-
Démographie : toujours moins de bébés en France, à mi-2026
-
Société Générale, ovationnée en Bourse, affiche un deuxième trimestre record
-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
-
Fibre Excellence : dernier sursis avant liquidation pour l'usine de Saint-Gaudens
-
La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
-
Société Générale affiche un deuxième trimestre record
-
Stellantis confirme son retour dans le vert au deuxième trimestre, ventes en hausse de 13%
-
BMW confirme une restructuration de ses effectifs après un deuxième trimestre en net recul
-
Les Bourses européennes ouvrent prudemment après une série de résultats d'entreprises
-
BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
-
La folle jeunesse de la Voie lactée racontée par une "archéologue galactique" auréolée d'un prix
-
Le long d'un Danube asséché, bateaux échoués et pêcheurs sans travail
-
Nouvelles frappes américaines en Iran après les avertissements de Trump
-
Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed, les taux obligataires s'envolent
-
Les ventes de Renault soutenues par les partenariats et l'électrique au 1er semestre
-
Wall Street clôture en forte baisse après le statu quo de la Fed
-
La Russie réclame l'arrestation du patron de Telegram, accusé de "complicité de terrorisme"
-
Fibre Excellence: les salariés de Tarascon en colère après la liquidation de l'usine
-
Airbus retrouve de l'élan, la crise des moteurs Pratt & Whitney s'atténue
-
Malgré une inflation élevée, la Fed fait le choix de temporiser
-
Le mégafeu de Gironde attisé par la chaleur mais "net rafraîchissement" attendu jeudi
-
Personnes dénudées par l'IA sur Hugging Face: la Haute-commissaire à l'enfance saisit la Commission européenne
Inde: il faut renouer avec les "tribus interdites" des Andaman-et-Nicobar, plaide un scientifique
Sur la lointaine île indienne de Sentinelle Nord vit l'une des tribus les plus isolées de la planète. Plus de vingt ans après sa dernière rencontre avec ces autochtones, l'anthropologue Anstice Justin estime qu'il y a urgence à renouer le lien, pour mieux les protéger.
On sait très peu de choses de la poignée d'indigènes qui a élu domicile sur ce petit morceau de l'archipel des Andaman-et-Nicobar, dans l'océan Indien.
Ces "Sentinelliens" ont fait la "une" de l'actualité mondiale en 2018 en tuant de leurs flèches un missionnaire américain, John Allen Chau, qui avait posé le pied sur leur sanctuaire malgré l'interdiction des autorités.
A 71 ans, Anstice Justin est l'un des derniers à s'être approché de cette tribu lors de missions dites "de contact" autorisées par New Delhi de 1986 à 2004.
Ces rencontres ont permis de collecter les seuls détails connus à ce jour de la vie de ces 50 à 150 individus.
"On ne sait même pas comment ils s'identifient eux-mêmes", explique le scientifique lors d'un entretien accordé à l'AFP à son domicile de Sri Vijaya Puram, la capitale des Andaman-et-Nicobar, "le terme de +Sentinellien+ est tiré du nom de leur île".
S'il se réjouit de la volonté des autorités indiennes de respecter le strict confinement de cette tribu "interdite", Anstice Justin estime qu'elle n'est plus tenable.
"On ne peut pas continuer à les isoler à l'heure où des gens se livrent à une compétition pour être les premiers à débarquer sur l'île", explique-t-il. "Un contact organisé me semble la seule possibilité de les aider (...) et de les protéger des perturbateurs".
- Visiteurs -
Car depuis l'affaire du missionnaire, la curiosité pour Sentinelle Nord et ses habitants est restée vive.
Ces dernières années, la police indienne a arrêté plusieurs personnes qui tentaient de s'approcher de l'île. Deux pêcheurs ont encore été interceptés en février.
En avril 2025, un influenceur américain, Mykhailo Viktorovych Polyakov, a même réussi à s'infiltrer sur l'île, le temps de publier une vidéo sur les réseaux sociaux et d'abandonner sur la plage une noix de coco et une canette de boisson pétillante.
Aux policiers qui l'ont arrêté à son retour, le jeune homme a benoîtement expliqué son geste par... le désir de devenir une vedette sur YouTube. Après vingt-cinq jours de prison et une amende de 15.000 roupies (150 euros), il a été expulsé vers les Etats-Unis.
Le chef de la police de l'archipel, HGS Dhaliwal, se prépare depuis cet incident à affronter de nouveaux envahisseurs en mal de publicité. "La mode et la résonance des défis lancés sur les réseaux sociaux vont attirer de plus en plus de candidats", redoute-t-il.
Fort de sa trentaine de missions sur Sentinelle Nord, Anstice Justin confirme qu'y accéder est devenu bien plus aisé que lors de sa première expédition en 1986.
Deux heures de navigation à peine séparent la tribu de la principale île de l'archipel. "Il faudrait être fou pour croire que ces indigènes peuvent encore vivre entièrement coupés du reste du monde".
D'autant que l'Inde vient de donner le coup d'envoi d'un chantier d'aménagement géant qui prévoit la construction sur l'île de Grande Nicobar d'un port, d'un aéroport et de logements et va, à terme, bouleverser la vie et l'environnement de tout l'archipel.
- Survie en question -
Ces travaux vont doper la population locale et le tourisme, et menacer d'autant l'isolement des tribus indigènes comme celle de Sentinelle Nord.
"Cette communauté a survécu pendant des millénaires, mais elle ne tiendra pas longtemps dans les conditions d'aujourd'hui", insiste Anstice Justin.
L'anthropologue se souvient encore du luxe de précautions qui entourait sa première rencontre avec les Sentinelliens.
Quelques minutes après avoir accosté au plus près d'une forêt d'où s'échappait une fumée, il raconte que quelques indigènes sont sortis de la jungle.
"On leur a expliqué par gestes qu'on leur offrait des noix de coco. Ils nous ont demandé de les déposer à l'écart (...) et nous sommes remontés sur notre bateau", décrit-il. "Puis ils ont emporté nos cadeaux (...) nous n'avons ressenti aucune hostilité, ni férocité".
Il a fallu plusieurs visites pour que les autochtones tolèrent sa présence. Alors le scientifique redoute aujourd'hui l'impact dévastateur d'un contact importun.
"Les peuples reclus ne pourront survivre à long terme dans le monde d'aujourd'hui", insiste Anstice Justin.
Et de plaider, donc, pour un nouveau contact. "Contrairement aux intrus (...) nous ne nous sommes jamais imposés à eux", dit-il. "Il faut protéger ces règles (...) Car quoi qu'il arrive à ceux-ci, ils ne seront pas capables d'y faire face tout seuls".
Ng.A.Adebayo--CPN