-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Habitat indigne à Marseille: quatre ans de prison requis contre un investisseur à la tête d'un "empire immobilier"
-
Amazon lance sa propre offre logistique, concurrente des géants du secteur
-
Foyer présumé d'hantavirus: identifier le virus pour déterminer s'il y a eu transmission interhumaine
-
Bangladesh: 311 enfants morts de la rougeole depuis mars
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, préoccupée par la situation au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes
-
Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère
-
Publicités pour des anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly mis à l'amende
-
Wall Street sur la retenue avant de nouveaux résultats
-
Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: aucune raison de céder à la panique pour l'OMS
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, au moins 550 arrestations
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Nouvelle offre iranienne pour tenter de débloquer les négociations avec Washington
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
Prête à signer l'accord avec le Mercosur, l'UE mise sur le soutien de l'Italie
Proche de signer l'accord commercial avec le Mercosur, l'Union européenne veut tenter de répondre à la colère agricole et s'assurer du soutien de l'Italie, lors d'une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles.
En pleine mobilisation en France, les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept sont arrivés en début d'après-midi au Berlaymont, siège de la Commission européenne, pour plancher sur les revendications agricoles.
Décisive sur ce traité de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, l'Italie n'a pas encore donné officiellement son aval, mais un feu vert semble à portée de main.
A son arrivée à Bruxelles, le ministre italien de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida, a énuméré les doléances de Rome en matière agricole.
Comme la France, l'Italie veut des garanties sur le respect des normes européennes dans les produits sud-américains, notamment au sujet des pesticides interdits en Europe. Et hors de ce dossier du Mercosur, elle attend un geste pour limiter le coût des engrais, via une révision du mécanisme européen de taxe carbone aux frontières.
Si ces garanties sont "certifiées", "nous approuverons évidemment à ce stade la signature de l'accord" avec le Mercosur, a dit M. Lollobrigida.
De son côté, le gouvernement allemand s'est dit "très confiant" sur le feu vert de Rome.
- Plus de 25 ans de négociations -
Pour la France en revanche, le "compte n'y est toujours pas", a répété Paris mercredi matin.
Mais sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l'accord avec le Mercosur, que plébiscitent l'Allemagne et l'Espagne pour relancer l'économie européenne.
L'horizon semble donc se dégager pour Ursula von der Leyen, qui espère parapher dès le 12 janvier cet accord de libre-échange avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, après plus de vingt-cinq ans de négociations.
Avant cette signature, la présidente de la Commission a besoin de l'aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d'un vote attendu dès ce vendredi.
Pour faire passer la pilule du traité avec le Mercosur, la cheffe de l'exécutif européen a annoncé mardi un geste sur un autre volet, la politique agricole commune (PAC).
Ursula von der Leyen propose une rallonge budgétaire dans la future PAC 2028-2034 de l'Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028.
Mais le Mercosur reste un "chiffon rouge" qui pourrait entraîner des "mobilisations plus importantes" encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.
La contestation agricole est repartie de plus belle en France, entre convois vers Paris et rassemblements locaux.
Les agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.
Et la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, "il prend le risque d'une censure" du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno Retailleau.
- Pression sur les pesticides -
La France votera-t-elle contre l'accord ? Politiquement, signer un tel traité contre l'avis de la première puissance agricole d'Europe embarrasserait la Commission.
Et Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille.... — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de "sauvegarde" pour les produits agricoles les plus sensibles.
L'exécutif européen promet d'intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane.
Sur ce point, la France espère encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d'un vote du Parlement européen mi-décembre.
Sur le sujet inflammable des pesticides, Paris a aussi fait monter la pression en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues...) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l'UE.
La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et rappelle avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés.
L'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.
Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où le scrutin pourrait être serré.
M.P.Jacobs--CPN