-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Habitat indigne à Marseille: quatre ans de prison requis contre un investisseur à la tête d'un "empire immobilier"
-
Amazon lance sa propre offre logistique, concurrente des géants du secteur
-
Foyer présumé d'hantavirus: identifier le virus pour déterminer s'il y a eu transmission interhumaine
-
Bangladesh: 311 enfants morts de la rougeole depuis mars
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, préoccupée par la situation au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes
-
Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère
-
Publicités pour des anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly mis à l'amende
-
Wall Street sur la retenue avant de nouveaux résultats
-
Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: aucune raison de céder à la panique pour l'OMS
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, au moins 550 arrestations
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Nouvelle offre iranienne pour tenter de débloquer les négociations avec Washington
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
Dans un Venezuela sous menace américaine, s'évader pour contrer l'angoisse
Maria Abreu déambule avec ses amis au milieu des abondantes illuminations de Noël sur un boulevard de Caracas. Souriante, elle fait tout pour ne pas penser au déploiement militaire américain dans les Caraïbes et à l'éventualité d'une frappe aérienne contre le Venezuela.
L'évitement est devenu un réflexe pour beaucoup de Vénézuéliens, confrontés à la menace d'un conflit armé après avoir vécu des décennies de crises politiques et économiques.
"Je préfère ne pas y penser et si ça doit arriver, ça arrivera. On vit au jour le jour", résume la sportive de 18 ans.
Le président américain Donald Trump mobilise depuis des mois une gigantesque flotte au large du Venezuela. Cette armada a mené une série de frappes contre des bateaux soupçonnés de trafic de drogue, faisant plus de 100 morts. Washington a également saisi deux navires transportant du pétrole vénézuélien considérés comme étant sous sanctions.
Caracas accuse Washington de prendre prétexte du narcotrafic "pour imposer un changement de régime" à Caracas et s'emparer de son pétrole.
Le scénario d'une invasion, voire d'une déclaration de guerre, s'invite dans les conversations des Vénézuéliens. Mais toujours à voix basse, de peur de finir en prison pour une remarque vue d'un mauvais oeil par les autorités.
- "Mécanismes de défense" -
Le président Nicolas Maduro invite régulièrement la population à "faire la fête". Son message en anglais à destination des Etats-Unis, "no war, yes peace" ("non à la guerre, oui à la paix"), est devenu viral lorsqu'il a été adapté en chanson électronique, sur laquelle le dirigeant danse désormais à chaque meeting.
Sur ordre de M. Maduro, la saison de Noël a démarré au Venezuela dès octobre. Depuis, bâtiments publics, rues, parcs et places arborent lumières et décorations.
La promenade de Los Proceres, dans l'ouest de la capitale, est si illuminée qu'elle fait presque oublier les coupures d'électricité constantes dans le reste du pays.
Le long de ce boulevard où des statues blanches rendent hommage aux héros de l'indépendance, des couples se prennent en photo, des enfants jouent au ballon, des parents achètent des friandises...
Dans la capitale vénézuélienne, les centres commerciaux sont en pleine effervescence en ce mois de décembre.
Les vitrines sont pleines pour le plaisir de nombreux curieux, pourtant privés de pouvoir d'achat par le retour de l'hyperinflation.
"On essaie d'ignorer qu'on a un tas de problèmes politiques. (...) On essaie de célébrer avant tout notre vie normale", explique Maria Mendoza, étudiante en arts de 21 ans.
Pour Yorelis Acosta, psychologue clinicienne et sociale, la "crise prolongée" dans le pays favorise "des niveaux élevés d'anxiété, de stress, de désespoir, des troubles du sommeil, de l'irritabilité".
"Le Vénézuélien doit se protéger de cette souffrance prolongée pour pouvoir chercher une certaine stabilité émotionnelle au cœur de la crise", analyse l'experte. "Le déni, l'évitement, la résignation sont des mécanismes de défense", souligne-t-elle.
- Echappatoire -
Dans le plus grand stade de baseball de la capitale, l'ambiance est électrique en ce soir de match entre les Leones del Caracas et les Navegantes del Magallanes.
"La situation n'est pas bonne, qu'elle soit économique, sociale ou autre, mais ici on l'oublie." Le sport roi au Venezuela "nous donne de la joie" et au stade "nous sommes tous amis", assure Magda Acosta depuis la tribune des Leones (les "lions"), où elle célèbre chaque coup de batte.
"Pour vivre ici, il faut s'évader de temps en temps, peu importe comment, cela peut être en lisant ou en étudiant", affirme cette commerçante de 52 ans.
Les Leones l'emportent, leurs fans exultent. "C'est une échappatoire pour, au moins, se reposer de la situation", souligne Carleimy Gonzalez, 38 ans. Sa solution face aux tensions géopolitiques? S'en remettre à Dieu.
A.Mykhailo--CPN