-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
-
Chili : floraison exceptionnelle dans le désert d'Atacama après les pluies d'El Niño
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros (Papin)
-
Onlyfans, MYM taxés de proxénétisme : chez des créatrices de contenus pornos, la peur de "travailler dans la rue"
-
Carburants: le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs pour contenir l'inquiétude des Français
-
Un écrivain phare de la rentrée littéraire accusé sur X d'avoir utilisé l'IA
-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
-
France: presque pas de pluie en septembre, la sécheresse des sols à un niveau historique
-
Manifestation de la CGT devant le siège de Sodexo contre les suppressions de postes
-
Wall Street aborde avec un optimisme prudent le sommet annuel des Nations unies
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole
-
Incendies en Indonésie: plus de 170.000 personnes victimes de problèmes respiratoires depuis août, selon le gouvernement
-
Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique
-
Après le Maroc, la Côte d'Ivoire en voie d'intégrer la gouvernance de TV5 Monde
-
Contre ses traînées qui réchauffent l'atmosphère, l'aviation peut mieux faire
-
Face au prix des carburants, des automobilistes se convertissent au bioéthanol
-
A Cuba, un zoo se bat contre pénuries et coupures d'électricité
-
Les Bourses européennes hésitent sur la marche à suivre
-
Un typhon tue quatre personnes au Japon, des milliers de foyers sans électricité
-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
-
"L'avenir plutôt que les coupes sombres": les salariés de l'auto allemande refusent le déclin
-
Carburants, gaz pour l'hiver: l'exécutif sur tous les fronts
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à la diplomatie
-
Les radios s'unissent pour pouvoir continuer à être écoutées dans les voitures
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
UE: 403 millions d'euros d'amende contre Google pour le traitement des données de géolocalisation
-
Dette française: il faut "faire des choix" pour éviter "une spirale", dit Roland Lescure
Le Chili aux urnes, l'extrême droite favorite de la présidentielle
Les Chiliens votent dimanche pour élire leur président, lors d'un scrutin où l'extrême droite est donnée favorite pour la première fois depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet il y a 35 ans.
Crédité d'une large avance par les sondages, l'ultraconservateur José Antonio Kast, avocat de 59 ans, affronte Jeannette Jara, une communiste modérée représentant une vaste coalition de gauche.
Les Chiliens ont commencé à voter dans la matinée. Les premiers résultats devraient être connus peu de temps après la fermeture des bureaux de vote, prévue à 18H00 (21H00 GMT).
Le candidat d'extrême droite en est à sa troisième tentative d'accéder à la présidence. Après avoir voté à Paine, à 40 km au sud de Santiago, il a été applaudi par une foule scandant "Kast, président".
Il a promis de rechercher l'unité, dans un pays très polarisé. "Le vainqueur (de l'élection) devra être la présidente ou le président de tous les Chiliens", a-t-il dit.
Sa rivale de gauche, issue des rangs du Parti communiste, a déclaré aspirer à "un meilleur avenir pour le Chili, un pays où la haine et la peur ne soient pas au premier plan", et dit vouloir "combattre frontalement" le trafic de drogue et la corruption.
En face, Jeannette Jara, 51 ans, ex-ministre du Travail du président sortant Gabriel Boric, promet l'augmentation du salaire minimum et la défense des retraites.
Au premier tour mi-novembre, les deux candidats ont obtenu chacun un quart des suffrages, avec une légère avance pour la gauche. Mais mis ensemble, les candidats de droite ont totalisé 70%.
- Sécurité et immigration -
Arturo Huichaqueo, un chauffeur de taxi de 57 ans, vote Jara "pour ne pas perdre en matière sociale", alors que Kast défend une baisse drastique de la dépense publique.
Francesca Duran, étudiante en anthropologie de 20 ans, a fait le même choix, ne voulant pas voter pour "un fasciste".
Pour Ursula Villalobos, femme au foyer de 44 ans, ce qui compte, "davantage que les prestations sociales, c'est le travail, la sécurité. Que les gens puissent sortir de chez eux sans avoir peur".
Comme elle, Gregorio Riera, un Vénézuélien de 49 ans autorisé à voter, comme certains résidents étrangers au Chili, glissera dans l'urne un bulletin pour Kast. "Je suis venu du Venezuela à cause du communisme, ce n'est pas pour revenir à la même chose" ici, explique-t-il en référence à Jeannette Jara.
La criminalité et l'immigration irrégulière sont en tête des préoccupations des Chiliens, devant les difficultés économiques liées à une croissance atone.
"Le pays s'effondre", répète à l'envi José Antonio Kast, candidat du Parti républicain qu'il a fondé en 2019.
Les experts parlent de perceptions en décalage avec la réalité, dans un pays qui connaît une hausse des enlèvements et de l'extorsion mais reste l'un des plus sûrs d'Amérique latine.
Pendant cette campagne, José Antonio Kast, opposé à l'avortement même en cas de viol ainsi qu'au mariage homosexuel, a mis en sourdine ses positions conservatrices.
L'ancienne présidente de gauche Michelle Bachelet (2006-2010 et 2014-2018), sur les rangs pour devenir secrétaire générale des Nations unies, a dit espérer "que les citoyens auront la parole pour que (certains) droits non seulement ne reculent pas, mais ne soient pas non plus démantelés".
- "Pinochet sans uniforme" -
Le discours sécuritaire de la droite et de l'extrême droite au Chili trouve d'autant plus d'écho que le gouvernement de gauche sortant a généré des frustrations.
La révolte de 2019 pour davantage d'égalité sociale, marquée par des violences, a été "très traumatisante" et, conjuguée à la pandémie, elle a produit "un mouvement vers le conservatisme", relève la politologue Claudia Heiss.
Cecilia Mora, une retraitée de 71 ans votant à gauche, voit en Kast "un Pinochet sans uniforme", dans un pays où la dictature a fait 3.200 morts et disparus entre 1973 et 1990.
L'ultraconservateur, dont le père a servi dans l'armée allemande pendant la Seconde guerre mondiale, a soutenu la dictature et assuré que si Augusto Pinochet était en vie, il voterait pour lui.
Selon Robert Funk, professeur de sciences politiques à l'Université du Chili, les électeurs qui voteront pour Kast le feront "malgré, et non à cause, de son soutien à Pinochet".
X.Wong--CPN