-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Habitat indigne à Marseille: quatre ans de prison requis contre un investisseur à la tête d'un "empire immobilier"
-
Amazon lance sa propre offre logistique, concurrente des géants du secteur
-
Foyer présumé d'hantavirus: identifier le virus pour déterminer s'il y a eu transmission interhumaine
-
Bangladesh: 311 enfants morts de la rougeole depuis mars
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, préoccupée par la situation au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes
-
Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère
-
Publicités pour des anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly mis à l'amende
-
Wall Street sur la retenue avant de nouveaux résultats
-
Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: aucune raison de céder à la panique pour l'OMS
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
Réutilisable ou rien: MaiaSpace au coeur du rattrapage européen des fusées compétitives
Sous les néons de la Protofactory de la start-up française MaiaSpace, repose un immense cylindre en acier: le premier étage de la future fusée assemblé cette année, et que l'entreprise espère réutiliser dès 2028. Un pari audacieux pour rattraper le retard européen face à SpaceX.
Loin derrière l'entreprise fondée par Elon Musk qui envoie des fusées réutilisables depuis 2015 et talonnée par les concurrents européens, cette filiale d'ArianeGroup y croit malgré tout sur son site de Vernon, en Normandie, à 80 km de Paris.
"Les lanceurs européens seront réutilisables ou ne seront pas", déclare à l'AFP Yohann Leroy, président exécutif de MaiaSpace créé en 2022.
Une conviction partagée par le directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher qui a prôné dans une interview à l'AFP en octobre le développement de fusées réutilisables européennes pour l'après-Ariane 6 afin de casser la domination de SpaceX.
MaiaSpace a été préselectionnée par l'ESA pour son projet European Launcher Challenge (Défi des lanceurs européens) avec quatre concurrents: les allemands Isar Aerospace et Rocket Factory Augsburg, le britannique Orbital Express Launch et l'espagnol PLD Space.
"Il n'y aura pas de marché pour tout le monde", commente pour l'AFP Pierre Lionnet, directeur de recherche à Eurospace, qui rassemble les industriels européens de l'espace.
"Il y a de la place pour au maximum deux acteurs en Europe sur le segment de marché que nous visons (...) Beaucoup resteront sur le bord du chemin", reconnaît le patron de MaiaSpace.
- "Pas sûr à 100%" -
Les vols d'essai des groupes allemands ont subi des échecs mais ont eu lieu tandis que Maia n'est pas encore sur le pas de tir: initialement prévu en 2025, le premier lancement est maintenant programmé fin 2026.
"On met toutes les chances de notre côté pour tenir cette date. Evidemment on ne peut pas la garantir à 100%", ajoute Yohann Leroy.
Après s'être vu attribuer l'an dernier le pas de tirs des Soyouz russes à Kourou, la start-up qui emploie 330 salariés - contre 20 en 2022 - avait dû "réajuster son plan de développement" pour démarrer ses activités en Guyane française.
Yohann Leroy assure que ce calendrier retardé sera au final "mieux pour le projet. Cela évite de dupliquer certains investissements".
Mais il admet qu'il faudra aussi "du temps pour maîtriser la réutilisation": les tentatives de récupération du premier étage de la fusée sur une barge commenceront "aux alentours du huitième ou neuvième vol", pas avant 2028, précise-t-il.
Une fois maîtrisée, cette récupération du premier étage qui "représente à peu près 50% du coût du lanceur" permettra de diviser les coûts "par plus que deux" et de "proposer des prix plus compétitifs" que la concurrence, promet-il.
Il cite comme autres avantages la réutilisation prise en compte dès la conception de la fusée ainsi que sa capacité d'emport allant jusqu'à 4 tonnes, plus importante que chez les concurrents européens. Ces paramètres vont garantir un prix du lancement par kilo (indicateur clé pour une fusée) à 6.000 euros, comparable au prix catalogue de SpaceX, assure Yohann Leroy.
- Casse-pipe et tire-bouchon -
Si le pas de tir à Kourou est encore en cours de réaménagement, l'avenir de la fusée Maia se concrétise.
La semaine dernière, MaiaSpace a été sélectionnée pour le lancement en 2027 de la mission Toutatis, une démonstration d’action dans l’espace constituée de deux satellites pour le compte de l’Agence de l’innovation de défense. Un projet du français U-Space, spécialisé dans les nanosatellites, avec le soutien du missilier MBDA.
Cet accord suit le premier contrat commercial pour le groupe signé en mars avec le français Exotrail pour la plateforme Spacevan à partir de 2027.
D'ici là, le travail s'annonce intense à Kourou comme à Vernon. La Protofactory qui abrite le démonstrateur du premier étage long de 33 mètres va s'agrandir et devenir une véritable usine, Maiafactory.
A quelques pas, dans la forêt, des installations surnommées "tire-bouchon" et "casse-pipe" servent de terrain d'épreuves: la première teste la séparation de l'étage supérieur, la seconde la résistance des réservoirs à la poussée du moteur, étapes décisives avant de voir la fusée s'élever vers l'espace.
M.García--CPN