-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
Wall Street se ressaisit, poussée par le répit sur l'énergie
-
Du Yémen à la Centrafrique, l'IA d'Anthropic prisée pour surveillance, propagande ou armement
-
Jeux vidéo: Roblox va permettre de jouer hors de l'application et mieux payer les créateurs
-
BHV Marais : 150 personnes rassemblées vendredi contre la direction et "ses mensonges"
-
Les députés britanniques refusent de légaliser l'aide à mourir
-
60 millions de consommateurs: Niel "ne peut garantir l'indépendance éditoriale", dénoncent élus et associations
-
La Bourse de Paris termine en hausse, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Toujours trop d'inflation aux États-Unis, une hausse des taux de la Fed se profile
-
Spatial: l'Américain Vast mise sur l'Europe pour briser le monopole d'Elon Musk
-
Les Houthis du Yémen s'emparent du stratégique détroit de Bab el-Mandeb
-
"Impossible de lancer le ballon": quand la tête parasite le mouvement
-
Philippines : 30 corps découverts à bord de l'épave d'un ferry
-
Wall Street repart en avant, peu impressionnée par l'inflation américaine
-
En Inde, Poutine et Pezeshkian ouvrent les échanges des dirigeants des Brics
-
Norvège: la soeur du roi Harald meurt deux semaines après son frère
-
Duralex: trois candidats repreneurs confirmés à la clôture des offres
-
Un quart de siècle après, New York commémore le 11-Septembre
-
L'inaction en matière climatique risque d'avoir un coût majeur sur le PIB, prévient Bercy
-
L'Italienne Emma Bonino, figure du féminisme, est morte
-
Polémique après la suppression par France Télévisions du replay de propos d'Adèle Haenel sur Israël
-
Enquête élargie sur les risques d'une carrière d'Imerys accusée de pollution
-
La Bourse de Paris prend un peu de hauteur avant l'inflation américaine
-
Trains à batterie: Alstom décroche un contrat de 1,2 milliard d'euros au Royaume-Uni
-
"Pour que tu m'aimes encore" et "Notre Père": ces grands événements qui vont doper le tourisme en France
-
La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement
-
Les Bourses européennes naviguent en hausse dans un contexte agité
-
Derrière l'impuissance des politiques sur le pouvoir d'achat, une colère sourde
-
Captures de dauphins: un nouveau mois sans pêche début 2027 dans le golfe de Gascogne
-
Des chercheurs entrevoient une "révolution" des prévisions grâce à l'IA et aux données climatiques
Dans la police, "exprimer son mal-être, c'est très compliqué"
Traumatisée par son intervention lors des attentats du 13-Novembre, Martine* a commencé une longue dépression jusqu'à une tentative de suicide fin 2018. Aujourd'hui, cette policière va mieux et exhorte ses collègues à "ne pas avoir peur de chercher de l'aide".
Le soir des attaques jihadistes, la policière, âgée aujourd'hui d'une quarantaine d'années, se souvient d'être "tombée sur une scène de guerre, et ça a été un vrai traumatisme".
"Il ne s'est pas déclaré tout de suite, il s'est inscrit dans ma mémoire, j'ai continué à travailler plus ou moins bien", rembobine-t-elle.
"La descente aux enfers a été très progressive". Au départ, ce sont "des scènes d'attentats dans un film" ou "des odeurs, des sons", la difficulté de "prendre les transports en commun". Martine voit alors son médecin traitant, "mais j'avais besoin d'un suivi psychologique".
"J'ai eu la chance d'avoir une hiérarchie qui a été sensible à mon mal-être" mais cela "n’a pas suffi".
Seule avec sa fille, elle se "ferme aux gens", se réfugie dans l'alcool. "Je sentais que je dégringolais mais je ne savais pas vers qui me tourner, j'étais perdue".
"Exprimer son mal-être quand on est policier, c'est très compliqué. On est là pour assurer la sécurité de la population et on n'a pas le droit d'être faible, de montrer de la faiblesse. Il faut qu'on soit fort, sinon comment les gens vont avoir confiance en nous?", confie-t-elle.
Un jour, elle "craque" et tente de mettre fin à ses jours "à plusieurs reprises".
Elle va remonter progressivement la pente grâce à l'association "Peps SOS Policiers en détresse" qui accompagne et oriente les fonctionnaires en situation de fragilité.
- "On peut s'en sortir" -
"Les collègues libèrent un peu plus la parole parce qu'ils savent qu'ils vont être écoutés par des policiers, ils n'ont pas besoin d'expliquer le contexte, ça fait gagner un temps fou", dit-elle.
Hospitalisation, suivis psychiatriques, traitements médicamenteux: "la reconstruction a pris à peu près un an, c'est long mais on y arrive", insiste la fonctionnaire.
Désormais "aidante" au sein de Pep's, elle a "basculé de l'autre côté". Son parcours l'aide à "repérer les collègues qui commencent à être en souffrance et qui ont un mal-être".
Aux policiers qui ont peur d'être privés de leur arme de service s'ils parlent, elle répond que "ça fait du bien parfois, ça retire un poids, porter une arme ce n'est pas anodin".
Et surtout, "dire qu'on a été en détresse mais qu'on va mieux et qu'on peut s'en sortir" peut convaincre un policier qu'il n'est "pas seul, qu'il y a du monde pour l'aider, l'accompagner".
Aujourd'hui, elle a le sentiment d'une "prise de conscience de la direction (de la police) qui ne se voile pas la face, entame des discussions, écoute les gens et donne un vrai élan pour faire avancer les choses".
Toujours en arrêt de maladie depuis trois ans, elle espère retourner bientôt sur le terrain.
"Je ne suis pas rentrée dans la police parce que j'ai vu de la lumière, mais parce que je l'avais dans les tripes. Je crois toujours en mon travail", assure-t-elle. "De toute façon, je ne me vois pas faire autre chose, y'a rien d'autre qui m'intéresse".
* prénom modifié
C.Smith--CPN