-
Dans le sud du Liban, l'école reprend dans les décombres laissés par les frappes israéliennes
-
Lescure dénonce "un acte hostile" de la Russie après la récente prise de contrôle d'actifs d'entreprises françaises
-
A Monaco, le festival de la démesure pour les superyachts
-
Minerais critiques: l'américain KoBold explore en RDC avec l'IA
-
Au coeur du golfe de Guinée, un multimillionnaire paye la population pour préserver le "paradis" méconnu de Principe
-
L'éditeur canadien de Thélyson Orélien suspend sa tournée promotionnelle
-
Argentine: une bactérie suspectée dans la mort de centaines de baleineaux en Patagonie
-
Argentine: rebond de la pauvreté, qui touche près d'une personne sur trois
-
Wall Street clôture sans entrain, freinée par la hausse des coûts d'emprunt
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère ont bloqué les ports de Bastia et Ajaccio
-
USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel
-
Grand Paris Express: les mises en service des futures lignes de métro 16 et 17 retardées d'au moins un an
-
Moyen-Orient: le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques
-
Aux Etats-Unis, le coût des crédits immobiliers au plus haut depuis l'arrivée au pouvoir de Trump
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, affirme ses priorités stratégiques
-
Aéronautique: après le trou d’air du Covid, la culture sécurité revient au premier plan
-
La Bourse de Paris en baisse face aux taux d'emprunt et au pétrole
-
Les marchés mondiaux plombés par le pétrole et les taux
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, plaide pour une coexistence pacifique
-
Newsom: la présidence Trump "telle que nous la connaissons" s'arrêtera après les élections de novembre
-
Mexique: forte houle dans le sud-ouest au passage de l'ouragan Polo
-
Les Bourses européennes plombées par la hausse du pétrole et des taux
-
Les proches de Dolly Parton se déchirent en justice sur sa succession
-
Auchan veut vendre 17 supermarchés à Lidl, dernière étape d'une mue inédite
-
La paix entre la Chine et les Etats-Unis prônée par Xi et Trump à la Maison Blanche
-
Gaza en proie à "la plus grave crise économique jamais observée" dans le monde, selon l'ONU
-
Les marchés mondiaux sous pression face à la hausse des taux et du pétrole
-
Xi reçu avec faste par Trump à la Maison Blanche
-
Concilier sécurité économique et investissements étrangers, l'exercice d'équilibriste de Bercy
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les taux obligataires et le pétrole
-
Vente de SFR: les salariés appelés à la grève jeudi après-midi
-
Maricarmen, expulsée à 87 ans de son appartement à Madrid, visage de la crise du logement
-
La bataille sur la définition du "Made in Europe" relancée
-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Sècheresse et betterave sucrière: quand ce n'est même plus la peine de récolter
-
Au Népal, les rescapés de la crue comptent sur leur Premier ministre, et le monde entier
-
Michelle Bolsonaro trace sa route dans la droite brésilienne
-
Stériliser les chats, mesure clé pour lutter contre les abandons
-
Dans le nord du Pérou, des murets de fortune avant le retour d'El Niño
-
Dieu et l'IA: quand le Vatican s'invite à la table des géants de la tech
-
Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra, pensées pour son IA Muse
-
Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
-
IA: Anthropic dévoile un premier résultat de son laboratoire de biologie
-
Iran: des vols internationaux annulés après le verrou américain
-
Wall Street termine en baisse, fait les frais du bond des coûts d'emprunt
-
IA: à l'ONU, les patrons d'Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération
-
L'héritage de la star de la country Dolly Parton au coeur d'un bras de fer
-
Carburants: ouverture des aides pour les pêcheurs pour les mois de juin à août
Maroc: nouvelle mobilisation de la jeunesse après une nuit meurtrière
De nouvelles manifestations, initiées par le collectif de jeunes récemment créé "GenZ 212", ont eu lieu jeudi au Maroc pour le sixième jour consécutif afin de réclamer de meilleurs services de santé et d'éducation, au lendemain d'une nuit de violences ayant fait trois morts.
Ces manifestations sociales, inédites pour leur spontanéité et organisées par GenZ 212 depuis samedi, font suite à des protestations qui ont démarré à la mi-septembre dans plusieurs villes après la mort à l'hôpital public d'Agadir (sud) de huit femmes enceintes admises pour césariennes.
"Le peuple veut la santé et l'éducation", ont scandé jeudi des dizaines de manifestants brandissant des drapeaux marocains dans le quartier commerçant d'Agdal, au centre de Rabat, la capitale marocaine, où la mobilisation s'est terminée dans le calme, d'après un journaliste de l'AFP.
D'autres rassemblements pacifiques ont eu lieu dans la capitale économique Casablanca (ouest), Marrakech (centre-ouest) et Agadir, selon la presse locale, impulsés par ce collectif aux fondateurs inconnus, fort de 150.000 membres sur sa page Discord et qui se présente comme un groupe de "jeunes libres" sans affiliation politique.
Avant cette nouvelle soirée mobilisation, le collectif a souligné "rejeter toute forme de violence, de vandalisme ou d'émeute" et exhorté les manifestants "à respecter le caractère pacifique" du mouvement.
La nuit précédente, après les manifestations, des violences avaient éclaté dans plusieurs villes du royaume.
Trois personnes ont été tuées par des gendarmes "en légitime défense" alors qu'elles tentaient "de prendre d'assaut" une brigade de gendarmerie dans le sud du pays, a affirmé Rachid El Khalfi, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Selon les autorités locales, le groupe a tenté d'entrer dans le bâtiment "pour voler des munitions et armes de service" dans le village de Lqliaâ, près d'Agadir.
- "Dialogue" -
"Nous voulons des hôpitaux, pas seulement des stades", ont répété jeudi des jeunes à Rabat, réitérant le même type de slogans portés depuis le début de leur mobilisation. Des centaines d'autres ont défilé à Casablanca et Agadir, selon des diffusions en direct de médias marocains, tenant le même discours.
GenZ 212 (comme l'indicatif téléphonique du Maroc) se décrit comme un "espace de discussion" sur des questions "comme la santé, l'éducation et la lutte contre la corruption".
Il affirme agir par "amour de la patrie et du roi" Mohammed VI, dans un pays marqué par de profondes inégalités, tant territoriales qu'entre les systèmes public et privé.
Plusieurs réformes dans le domaine de la santé ont été engagées au Maroc, mais "ces réalisations (...) restent insuffisantes pour combler les déficits du secteur", a reconnu mercredi soir devant le Parlement le ministre de la Santé, Amine Tehraoui.
Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch — visé par des slogans réclamant son départ — a affirmé la volonté de l'exécutif de "répondre aux revendications sociales" des jeunes et "sa disposition à dialoguer".
- "Voyous" -
La veille, les autorités avaient pour la première fois autorisé les rassemblements du collectif, réunissant des centaines de jeunes à Casablanca, et dans les grandes villes de Tanger et Tétouan (nord).
Peu après, des violences ont éclaté, notamment à Salé, ville jumelle de Rabat, où des individus cagoulés ont incendié deux voitures de police et une agence bancaire.
"Les jeunes que j'ai vu vandaliser et casser à Salé n'ont rien à voir avec les jeunes de GenZ 212. Ce sont des voyous venus avec l'intention de vandaliser", a dit jeudi à l'AFP Hicham Madani, un habitant de la ville.
Les violences de mercredi soir, auxquelles ont participé un grand nombre de mineurs, ont fait plus 350 blessés, en majorité parmi les forces de l'ordre, et engendré des dégâts matériels "importants" sur 271 véhicules des autorités et 175 voitures de particuliers, selon le ministère de l'Intérieur.
Près de 80 établissements administratifs, sanitaires, sécuritaires, bancaires et commerciaux ont aussi été vandalisés.
Mardi, des manifestations interdites avaient donné lieu à de premiers heurts avec les forces de l'ordre notamment à Oujda (est) et Inzegane (sud), faisant près de 300 blessés, particulièrement parmi les forces de l'ordre et débouchant sur plus de 400 interpellations.
C.Smith--CPN