-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
-
Le budget en voie d'adoption définitive lundi, Lecornu déjà sur l'après
-
Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
-
Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump
-
A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux
-
Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier
-
Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump
-
Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée
-
Découverte d'une nouvelle espèce de petit rongeur dans les Andes péruviennes
-
Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire
-
Le chef de l'ONU alerte sur son "effondrement financier imminent"
-
L'astronaute Sophie Adenot espère inspirer les générations à venir
-
Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes
-
En Algérie, Ségolène Royal tente d'amorcer un dégel
-
Biogaran sous contrôle britannique, "l'Etat veille"
-
Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch
-
Le ministère de la Justice publie des masses de documents du dossier Epstein
-
Le départ de la mission lunaire Artémis 2 légèrement retardé par la météo, annonce la Nasa
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris
-
La Bourse de Paris conclut la semaine dans le vert
-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
"Nous allons à la ruine": des Iraniens frappés de plein fouet par les sanctions
Pour Helia, graphiste de 33 ans, le rétablissement dimanche des sanctions de l'ONU contre l'Iran anéantit les espoirs de vie meilleure, déjà minés par la situation économique et une inflation stratosphérique.
"Même avant la hausse du dollar, les prix augmentaient. De la viande aux taxis, les conditions de vie étaient déjà difficiles", déclare à l'AFP la jeune femme rencontrée en plein travail sur un projet publicitaire, dans le centre de Téhéran.
La monnaie nationale, le rial, a atteint dimanche matin un plus bas historique face au dollar, selon plusieurs sites de suivi des changes, dans la foulée du retour des sanctions de l'ONU liées au programme nucléaire iranien, levées il y a dix ans.
Pour beaucoup d'Iraniens, qui avaient déjà du mal à joindre les deux bouts, ces sanctions vont aggraver davantage le quotidien.
"Nous allons à la ruine. Les gens ordinaires pourraient bien ne plus pouvoir vivre comme ils le font aujourd'hui", redoute Nassim Company, une chercheuse de 56 ans.
La dépréciation de la monnaie entraîne une flambée du coût des importations et alimente une hyperinflation déjà endémique, qui pèse sur le pouvoir d'achat.
Un dollar s'échangeait dimanche matin pour environ 1,12 million de rials, contre 900.000 début août, selon le taux informel au marché noir.
Les sanctions ciblent entreprises, entités et individus qui contribuent directement ou indirectement au programme nucléaire iranien ou au développement de missiles balistiques, parce qu'ils fournissent les équipements nécessaires, le savoir-faire ou le financement.
L'Iran se défend de toute ambition militaire dans le nucléaire mais insiste sur son droit à disposer de cette technologie à des fins civiles.
Mehrshad, étudiant de 19 ans, dit craindre que le retour des sanctions "n'isole économiquement et politiquement" l'Iran.
- "Survivre" -
Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a fait des négociations avec l'Occident une priorité de son mandat, a jugé "inacceptable" une demande des Etats-Unis de céder tout l'uranium enrichi iranien en contrepartie d'une suspension pour quelques mois des sanctions.
Farid Moradi, écrivain, estime que "le gouvernement aurait dû poursuivre les négociations et, à un moment donné, faire des concessions pour en obtenir en retour".
Et de souligner qu'un kilo de viande coûte désormais 10 millions de rials (moins de 10 euros), un prix exorbitant alors que le salaire minimum est équivalent à 100 euros.
"Comment une famille peut-elle survivre?", s'interroge M. Moradi, âgé de 70 ans.
Pour Mme Company, la chercheuse, les sanctions vont surtout davantage pénaliser les gens ordinaires.
"Les prix, le dollar, l'or... tout va augmenter", énumère-t-elle, envisageant de quitter l'Iran pour une nouvelle vie.
La pression économique a contraint Amir-Abbas, un étudiant de 19 ans vêtu d'un t-shirt Iron Maiden, à arrêter la musique, sa passion.
Sa guitare achetée 30 millions de rials en vaut désormais dix fois plus (environ 260 euros), une somme considérable pour qui voudrait se lancer aujourd'hui.
Malgré ces difficultés, Helia se veut optimiste.
"Nous avons connu le dollar à 100.000 rials, il est à plus d'un million à présent et nous tenons bons", souligne la graphiste.
"Nous vivons grâce à l'espoir et cet espoir est toujours là", assure-t-elle avec un sourire.
P.Schmidt--CPN