-
Collision en mer du Nord: le capitaine russe du porte-conteneurs reconnu coupable d'homicide involontaire
-
Wall Street optimiste avant une nouvelle vague de résultats
-
Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde
-
La France lance ses premiers flotteurs plongeant au fond des océans
-
L'Urssaf réclame 1,7 milliard d'euros à Uber, révèle la Revue21
-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
-
Le budget en voie d'adoption définitive lundi, Lecornu déjà sur l'après
-
Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
-
Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump
-
A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux
-
Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier
-
Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump
-
Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée
-
Découverte d'une nouvelle espèce de petit rongeur dans les Andes péruviennes
-
Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire
-
Le chef de l'ONU alerte sur son "effondrement financier imminent"
-
L'astronaute Sophie Adenot espère inspirer les générations à venir
-
Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes
-
En Algérie, Ségolène Royal tente d'amorcer un dégel
-
Biogaran sous contrôle britannique, "l'Etat veille"
-
Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch
-
Le ministère de la Justice publie des masses de documents du dossier Epstein
-
Le départ de la mission lunaire Artémis 2 légèrement retardé par la météo, annonce la Nasa
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris
-
La Bourse de Paris conclut la semaine dans le vert
-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
Latinos, ex-militaires, retraités... la police de l'immigration américaine recrute large
De bon matin à Provo, plusieurs centaines de candidats font la queue pour rejoindre la police de l'immigration américaine. Dans cette ville de l'Utah (ouest), le recrutement organisé pour assurer la montée en puissance des expulsions promises par Donald Trump attire une foule cosmopolite, venue de tous les Etats-Unis.
John Wolworth a fait huit heures de route depuis le Colorado voisin, avec la ferme intention de "défendre la patrie".
"Il ne peut pas y avoir de pays sans frontières, c'est impossible", lance à l'AFP ce blond de 33 ans, en veste sombre. "Nos frontières sont importantes, notre culture est importante, et nous avons le droit, en tant que peuple, de défendre cette culture."
Sans emploi, l'ex-militaire a amené son CV, un diplôme d'infirmier, des médailles de l'armée, un certificat d'aptitude au tir et un autre de jiu-jitsu.
"Je pense avoir un bon profil", estime l'Américain, tatoué d'une rose à la main droite. "En tant qu'hommes, c'est presque dans notre ADN de relever les défis."
Avec sa "grande et belle loi" budgétaire, Donald Trump a alloué 170 milliards de dollars à la protection des frontières et à la lutte contre l'immigration irrégulière.
ICE, la police fédérale de l'immigration chargée d'assurer la campagne d'expulsions massives promise par le président républicain, est un des grands bénéficiaires de ces moyens colossaux et doit recruter 10.000 agents supplémentaires.
- "Nous avons besoin de VOUS" -
Le ministère de la Sécurité intérieure organise donc des salons professionnels à travers le pays. ICE vante ce recrutement avec un site internet où l'Oncle Sam interpelle les potentielles recrues.
"L'Amérique a été envahie par des criminels et des prédateurs", assure l'agence fédérale. "Nous avons besoin de VOUS pour les expulser."
Cette rhétorique musclée a attiré essentiellement des hommes à Provo, de tous âges.
"Nous avons enfin un président qui veut rendre à l'Amérique sa grandeur, voilà pourquoi je suis ici", plastronne un sexagénaire anonyme, venu tenter sa chance après la suppression de l'âge limite pour rejoindre ICE, auparavant fixé à 40 ans.
Loin de se limiter aux hommes blancs conservateurs, la foule compte de nombreux candidats afro-américains et hispaniques. Comme Allan Marquez, un employé d'une société de sécurité privée qui travaille dans une prison où ICE amène régulièrement des criminels.
Les expulsions massives promises par M. Trump "sont nécessaires", estime l'Américain de 29 ans, en rappelant que ses grands-parents ont émigré "légalement" du Mexique. "Ca fait partie du travail pour assurer la sécurité de la nation."
Egalement d'origine mexicaine, Eddie a lui quelques scrupules face aux descentes menées par ICE cet été autour de Los Angeles. Lors de ces raids ciblant des magasins de bricolage, des stations de lavage auto et des exploitations agricoles, une majorité d'immigrés cueillis n'avaient pas de casier judiciaire.
- Bonus alléchant -
Cet ex-employé des services de la protection de l'enfance, qui n'ose pas donner son nom complet, espère pouvoir leur apporter un peu d'humanité.
"Je suis d'origine hispanique, mais c'est un travail qui doit être fait", insiste-t-il. "Donc je préfère m'occuper de ça moi-même pour m'assurer qu'ils sont traités correctement."
Venu du Texas (sud), le trentenaire avoue sa "préoccupation" face à la croissance explosive d'ICE, qui a raccourci sa formation de plusieurs semaines. Mais il recherche avant tout "un métier stable, avec de bons avantages".
A ce titre, ICE propose un bonus alléchant de 10.000 dollars par an pour les recrues exerçant pendant cinq ans.
"Je mentirais si je vous disais que ça ne fait pas partie de mes motivations", sourit Walter Campbell, un ex-Marine de 26 ans.
L'étudiant estime que l'"immigration est un énorme problème", qui tire les salaires des Américains à la baisse, et reste de marbre face aux quelques manifestants lui criant de ne pas "vendre son âme à la Gestapo" à la sortie du salon.
Après la victoire de M. Trump à la présidentielle, ICE dispose d'"un mandat de la part du peuple", rétorque-t-il.
L'agence est actuellement visée par une procédure judiciaire l'accusant d'instituer des contrôles au faciès. Mais M. Campbell reste persuadé qu'il s'agit d'incidents isolés plutôt que d'une consigne pour tenir les promesses d'expulsions massives du président.
"Il y a forcément des ratés lorsque vous faites quoi que ce soit à cette échelle", avance-t-il. "Personne n'a dit que ce serait le travail le plus propre au monde."
A.Levy--CPN