-
Grèce: 36 accusés face à la justice trois ans après la catastrophe ferroviaire de Tempé
-
Allemagne: verdict attendu dans un procès climatique contre BMW et Mercedes-Benz
-
Retour de l'électricité à Cuba après une "panne totale"
-
Une mère et son fils disparus en Aveyron, d'importants moyens déployés pour les retrouver
-
Pluies diluviennes au Kenya : déjà 81 morts en mars
-
Espace: Moscou reprend les lancements depuis un pas de tir ayant été endommagé à Baïkonour
-
France 3 Ile-de-France à nouveau en grève, pas de soirée électorale
-
Le point sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz
-
L'Iran menace de frapper des infrastructures clés après un ultimatum de Trump
-
Plus de 100.000 fans rassemblés pour le concert de BTS à Séoul, selon leur label
-
Tir de missile iranien près d'un site nucléaire israélien, après une frappe sur Natanz
-
Les présidents kényan et ougandais relancent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Pour sortir de l'impasse budgétaire, Trump menace d'envoyer la police de l'immigration aux aéroports
-
Des Sud-Africains par milliers dans la rue contre les pressions de Trump et son ambassadeur "dérangé"
-
Les présidents kényan et ougandais inaugurent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
L'Iran accuse Israël et les Etats-Unis d'avoir frappé le site nucléaire de Natanz
-
L'acteur de "Buffy contre les vampires" Nicholas Brendon meurt à 54 ans
-
En Finlande, des plongeurs s'entrainent à explorer les eaux polaires
-
Malgré de nouvelles frappes, les Iraniens nombreux pour la prière de l'Aïd
-
Nouvelles révélations sur la bataille d'Hastings, défaite d'Harold face à Guillaume le Conquérant
-
Les fans de BTS envahissent le centre de Séoul pour le concert de retour
-
Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales en nette baisse, les inquiétudes ne faiblissent pas
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses sur leurs gardes malgré un répit sur les prix du pétrole
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Le groupe sud-coréen phénomène BTS ressort un album, avant son grand retour sur scène
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
-
Attaqué, Accor "dément fermement" être impliqué dans "la traite d’êtres humains ou d'enfants"
-
Le Royaume-Uni et le Nigeria concluent un accord pour faciliter les expulsions de migrants
Pain, essence, dollars: la Bolivie à sec à l'approche de la présidentielle
Dans les échoppes du centre de La Paz, même le pain commence à se faire rare, nouveau symptôme d'une crise économique au coeur des préoccupations des Boliviens à l'approche d'une élection présidentielle, dimanche, qui pourrait signer un retour de la droite.
Wilson Paz, un travailleur indépendant de 39 ans, parcourt une dizaine de petites boutiques à l'angle d'une rue, mais aucune n'a de "marraqueta", ce pain blanc croustillant très apprécié dans la capitale administrative.
"Nous attendons avec impatience les élections pour changer ce modèle qui nous a considérablement appauvris", souffle ce père de famille, qui repart avec du pain en sachet faute de mieux.
La pénurie d'aliments, mais aussi de carburant et de dollars, exacerbe le mécontentement des Boliviens et, pour la première fois en 20 ans, la gauche n'apparaît pas favorite dans les sondages pour le scrutin de dimanche, où deux candidats de droite caracolent en tête.
Le président Luis Arce, très impopulaire, ne se représente pas, tandis qu'Evo Morales, à la tête du pays à trois reprises entre 2006 et 2019, est écarté par la limite des mandats et fait l'objet d'un ordre d'arrestation dans une affaire de traite de mineure qu'il nie.
Parmi les candidats de gauche, le président du Sénat Andrónico Rodríguez et l'ancien ministre Eduardo del Castillo figurent loin derrière les deux favoris dans les enquêtes.
"On n'a aucun espoir avec ce gouvernement", peste devant une échoppe Ligia Maldonado, 70 ans, dépitée elle aussi de revenir sans pain frais. La marraqueta, "c'est le pain des pauvres", assure-t-elle.
Malgré une inflation annuelle frôlant les 25% en juillet, un record depuis au moins 2008, la marraqueta reste l'un des rares aliments dont le prix n'a pas augmenté, grâce à la politique de contrôle du gouvernement qui subventionne la farine utilisée pour la fabriquer.
Mais, comme pour l'huile ou le riz, il arrive qu'elle disparaisse des étals, faute de farine.
- "Tout a augmenté" -
Le gouvernement a presque épuisé les réserves de dollars pour financer sa politique de subventions, alors que les exportations de gaz naturel, autrefois principal moteur de l'économie bolivienne et source majeure de devises pour le pays, s'effondrent depuis 2017.
La pénurie de dollars, qui a fait doubler leur valeur en moins d'un an, a aussi entraîné une envolée des prix.
"Tout a augmenté: les oeufs, le lait, l'huile, les pièces détachées" pour la voiture, se plaint Manuel Osinaga, un chauffeur de taxi, après plus de cinq heures d'attente devant une station-service pour pouvoir faire le plein, une scène devenue ordinaire ces derniers mois dans le pays.
Carlos Tavera, un retraité de 65 ans qui habituellement vote à gauche, assure qu'il votera pour le candidat d'opposition le mieux placé, même si cela signifie soutenir un candidat de droite.
"N'importe qui vaut mieux que ça", lance-t-il. "Nous n'avons plus de dollars. Il y a des files d'attente pour l'essence, pour le pain, pour tout. Allez dans les hôpitaux, il n'y a pas de médicaments", énumère-t-il.
Pour l'économiste Napoleón Pacheco, professeur à l'université Mayor de San Andrés, le pays est "au bord de l'hyperinflation". Cette situation résulte notamment, selon lui, de l'émission massive de monnaie par le gouvernement pour tenter de stabiliser l'économie. Entre 2023 et 2024, la masse monétaire a bondi de 20%.
Les deux favoris du scrutin de dimanche, l'homme d'affaires de centre droit Samuel Doria Medina et l'ancien président de droite Jorge Quiroga, promettent d'y mettre un terme.
Ils prévoient également de fermer les entreprises publiques déficitaires et de réduire les subventions aux carburants, dans le cadre d'un programme d'austérité.
Mais, selon la Fondation bolivienne Jubileo, la pauvreté atteindrait 44%, contre entre 36 et 37% selon les chiffres officiels, si l'on tient compte de la hausse du coût de la vie.
"Une période de sang, de sueur et de larmes, pour paraphraser Churchill, s'annonce. Il faut se préparer au pire", prévient Napoléon Pacheco.
A.Zimmermann--CPN