-
La justice française met la pression sur X, avec perquisition et convocation d'Elon Musk
-
Le Kremlin dit que l'Inde n'a donné aucune indication sur un éventuel arrêt des achats de pétrole russe
-
Accord commercial avec les Etats-Unis: en Inde, un vrai répit mais encore des questions
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre soulagement sur le budget et rebond des métaux précieux
-
Nintendo: la Switch 2 fait s'envoler le bénéfice, pénurie de puces à l'horizon
-
Nintendo: le bénéfice net s'envole entre avril et décembre 2025, dopé par la Switch 2
-
A Biscarrosse, une partie de la promenade s'est effondrée avec la tempête
-
Netflix va diffuser en direct le concert de retour de BTS
-
Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire
-
Japon: des chutes de neige exceptionnelles font 30 morts
-
Après les invectives, le dialogue? Trump reçoit le président colombien
-
Norvège: le fils de la princesse Mette-Marit jugé pour viols
-
Le Congrès américain va voter pour lever la paralysie budgétaire
-
Wall Street en territoire positif pour débuter février
-
Trump exhorte le Congrès à lever "sans délai" la paralysie budgétaire
-
Merz insiste sur l'autonomie européenne vis-à-vis des Etats-Unis
-
Affaire Epstein : après Andrew, la chute de Peter Mandelson
-
Agriculture: le sénateur Duplomb dépose un nouveau texte pour réintroduire des pesticides interdits
-
Trump annonce un "accord commercial" avec l'Inde
-
Dany Boon va tourner sa première série avec Netflix, "Johnny Biloute"
-
Affaire Epstein : après Andrew, la descente aux enfers de Peter Mandelson
-
La Bourse de Paris gagnée par l'optimisme
-
Collision en mer du Nord: le capitaine russe du porte-conteneurs reconnu coupable d'homicide involontaire
-
Wall Street optimiste avant une nouvelle vague de résultats
-
Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde
-
La France lance ses premiers flotteurs plongeant au fond des océans
-
L'Urssaf réclame 1,7 milliard d'euros à Uber, révèle la Revue21
-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
-
Le budget en voie d'adoption définitive lundi, Lecornu déjà sur l'après
-
Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
Pain, essence, dollars: la Bolivie à sec à l'approche de la présidentielle
Dans les échoppes du centre de La Paz, même le pain commence à se faire rare, nouveau symptôme d'une crise économique au coeur des préoccupations des Boliviens à l'approche d'une élection présidentielle, dimanche, qui pourrait signer un retour de la droite.
Wilson Paz, un travailleur indépendant de 39 ans, parcourt une dizaine de petites boutiques à l'angle d'une rue, mais aucune n'a de "marraqueta", ce pain blanc croustillant très apprécié dans la capitale administrative.
"Nous attendons avec impatience les élections pour changer ce modèle qui nous a considérablement appauvris", souffle ce père de famille, qui repart avec du pain en sachet faute de mieux.
La pénurie d'aliments, mais aussi de carburant et de dollars, exacerbe le mécontentement des Boliviens et, pour la première fois en 20 ans, la gauche n'apparaît pas favorite dans les sondages pour le scrutin de dimanche, où deux candidats de droite caracolent en tête.
Le président Luis Arce, très impopulaire, ne se représente pas, tandis qu'Evo Morales, à la tête du pays à trois reprises entre 2006 et 2019, est écarté par la limite des mandats et fait l'objet d'un ordre d'arrestation dans une affaire de traite de mineure qu'il nie.
Parmi les candidats de gauche, le président du Sénat Andrónico Rodríguez et l'ancien ministre Eduardo del Castillo figurent loin derrière les deux favoris dans les enquêtes.
"On n'a aucun espoir avec ce gouvernement", peste devant une échoppe Ligia Maldonado, 70 ans, dépitée elle aussi de revenir sans pain frais. La marraqueta, "c'est le pain des pauvres", assure-t-elle.
Malgré une inflation annuelle frôlant les 25% en juillet, un record depuis au moins 2008, la marraqueta reste l'un des rares aliments dont le prix n'a pas augmenté, grâce à la politique de contrôle du gouvernement qui subventionne la farine utilisée pour la fabriquer.
Mais, comme pour l'huile ou le riz, il arrive qu'elle disparaisse des étals, faute de farine.
- "Tout a augmenté" -
Le gouvernement a presque épuisé les réserves de dollars pour financer sa politique de subventions, alors que les exportations de gaz naturel, autrefois principal moteur de l'économie bolivienne et source majeure de devises pour le pays, s'effondrent depuis 2017.
La pénurie de dollars, qui a fait doubler leur valeur en moins d'un an, a aussi entraîné une envolée des prix.
"Tout a augmenté: les oeufs, le lait, l'huile, les pièces détachées" pour la voiture, se plaint Manuel Osinaga, un chauffeur de taxi, après plus de cinq heures d'attente devant une station-service pour pouvoir faire le plein, une scène devenue ordinaire ces derniers mois dans le pays.
Carlos Tavera, un retraité de 65 ans qui habituellement vote à gauche, assure qu'il votera pour le candidat d'opposition le mieux placé, même si cela signifie soutenir un candidat de droite.
"N'importe qui vaut mieux que ça", lance-t-il. "Nous n'avons plus de dollars. Il y a des files d'attente pour l'essence, pour le pain, pour tout. Allez dans les hôpitaux, il n'y a pas de médicaments", énumère-t-il.
Pour l'économiste Napoleón Pacheco, professeur à l'université Mayor de San Andrés, le pays est "au bord de l'hyperinflation". Cette situation résulte notamment, selon lui, de l'émission massive de monnaie par le gouvernement pour tenter de stabiliser l'économie. Entre 2023 et 2024, la masse monétaire a bondi de 20%.
Les deux favoris du scrutin de dimanche, l'homme d'affaires de centre droit Samuel Doria Medina et l'ancien président de droite Jorge Quiroga, promettent d'y mettre un terme.
Ils prévoient également de fermer les entreprises publiques déficitaires et de réduire les subventions aux carburants, dans le cadre d'un programme d'austérité.
Mais, selon la Fondation bolivienne Jubileo, la pauvreté atteindrait 44%, contre entre 36 et 37% selon les chiffres officiels, si l'on tient compte de la hausse du coût de la vie.
"Une période de sang, de sueur et de larmes, pour paraphraser Churchill, s'annonce. Il faut se préparer au pire", prévient Napoléon Pacheco.
A.Zimmermann--CPN