-
Gaz: Meloni annonce une coopération accrue de l'Italie avec Alger
-
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Tourisme, agriculture, luxe, ...: les secteurs les plus touchés par la guerre au Moyen-Orient
-
Pourquoi l'or et l'argent ont chuté avec la guerre
-
La Bourse de Paris en nette hausse avec les espoirs de fin de guerre au Moyen-Orient
-
Le coût des pique-niques sous les cerisiers en fleurs au Japon a augmenté de 25% depuis 2020, selon un économiste
-
Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
-
La BCE dispose d'un "éventail d'options" face au choc énergétique, dit Lagarde
-
La guerre au Moyen-Orient scelle le rapprochement entre la tech et l'armée américaine
-
Recycler les couches: le Japon veut en remettre une couche
-
Le calvaire "le plus inhumain" des esclaves africains en quête de justice à l'ONU
-
Les Bourses européennes attendues dans le vert à l'ouverture
-
Objectif Lune: c'est reparti pour un tour
-
Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage "si nécessaire" après une demande du Japon
-
K-pop: le concert du retour de BTS vu par 18,4 millions de personnes
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux circonspects quant à la possibilité d'une trêve
-
L'économie française "percutée" par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
-
Venezuela: le chavisme est "affaibli" par Trump, dit l'opposante Maria Corina Machado à l'AFP
-
Ouverture du procès d'une rocambolesque tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred
-
Première mondiale : une équipe du Cern parvient à transporter de l'antimatière
-
La Bourse de Paris reste prudente face aux incertitudes sur le Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux hésitent quant à une sortie de crise rapide
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sceptiques quant à une sortie de crise rapide
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
-
L'état de la baleine échouée sur la côte allemande se détériore
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux dans l'expectative face aux incertitudes
-
Arc: environ 250 licenciements secs sur 700 suppressions de postes, selon le repreneur
-
La Bourse de Paris avance à tâtons dans le brouillard de la situation au Moyen-Orient
-
Un forage confirme la présence "importante" d'hydrogène naturel en Lorraine
-
En Côte d'Ivoire, le "casse-tête" des stocks de cacao qui s'accumulent
-
Les Français ont continué de vider leur Livret A en février
-
Laits infantiles: les députés prêts à décortiquer l'action de l'Etat et des industriels
-
Bill Cosby condamné à verser 19 millions de dollars pour agression sexuelle
-
Colombie : le crash d'un avion militaire fait huit morts et 83 blessés
-
Les marchés réconfortés par le revirement de Trump sur l'Iran
-
Opération de sauvetage pour une baleine échouée sur la côte allemande
-
Moyen-Orient: les marchés partagés entre les annonces de Trump et les démentis de Téhéran
-
Le "deal" américain de TotalEnergies pour renoncer à l'éolien en mer et doper le gaz
-
Céline Dion: de mystérieuses affiches relancent les spéculations sur des concerts à Paris
-
Décharges sauvages: le procès Nestlé suspendu jusqu'à mardi
-
Des policiers de l'immigration en renfort dans les aéroports américains
-
Au Texas, le gouvernement Trump cherche à rassurer sur l'énergie, les patrons moins confiants
-
Les pêcheurs sénégalais accablés face "au pillage" de leurs ressources
-
"Un homme qu'on aurait voulu comme frère": l'adieu intime et populaire à Bruno Salomone
-
Russie: un port touché par une attaque de drones ukrainienne près de la Finlande
Se loger à Kaboul, mission quasi impossible
De retour au pays après avoir été chassé d'Iran, Mohammed Mohsen Zaryab cherche depuis des semaines un logement à Kaboul, où le secteur immobilier déjà sous tension n'est pas prêt à accueillir l'afflux d'Afghans expulsés des pays voisins.
La capitale d'environ huit millions d'habitants s'est étendue au fil des ans et voit sans cesse arriver de nouvelles familles, surtout depuis que le Pakistan et l'Iran ont poussé plus de 3,2 millions d'Afghans à rentrer dans leur pays depuis 2023, d'après l'ONU.
Avec seulement quelques affaires en main, ils rejoignent pour beaucoup la capitale, espérant y trouver un emploi et un toit malgré la pauvreté et le chômage qui y règnent --comme partout ailleurs en Afghanistan, théâtre, selon l'ONU, de la deuxième pire crise humanitaire au monde.
Hébergés pour l'heure par des proches avec son épouse et ses sept enfants, M. Zaryab, 47 ans, a supplié en vain des propriétaires de baisser les loyers de leurs masures.
"Si vous ne pouvez pas payer, quelqu'un d'autre le pourra", s'est-il entendu répondre.
En Iran, il travaillait dans une usine et avait réussi à sympathiser avec son propriétaire pour qu'il baisse le loyer. De retour dans son pays, il regrette le manque de solidarité, lui qui vient "de loin et n'a pas de maison".
"On a de nombreux réfugiés (d'Iran et du Pakistan, NDLR) qui viennent nous demander un appartement à louer et la plupart ne peuvent pas se permettre ce qu'il y a sur le marché car les loyers ont augmenté", indique Hamed Hassani, agent immobilier.
- Anarchie urbaine -
D'après de multiples agents interrogés par l'AFP, les loyers ont flambé avec les retours.
Pour une maison de trois pièces, le loyer atteignait 10.000 afghanis (126 euros) il y a un an, contre 20.000 (252 euros) aujourd'hui, affirme à l'AFP Nabiullah Quraishi, lui aussi agent immobilier.
Une fortune pour l'écrasante majorité des 48 millions d'Afghans: 85% d'entre eux sont forcés de vivre avec moins d'un dollar par jour, selon l'ONU.
Malgré tout, poursuit l'agent immobilier, avant, les propriétaires le contactaient "car il n'y avait pas beaucoup de demande". Aujourd'hui, elle dépasse de loin l'offre, bien que celle-ci consiste souvent en des logements des plus modestes.
"Depuis que les propriétaires ont remarqué que les réfugiés revenaient, ils ont doublé leurs loyers", indique son confrère Hamed Hassani. "Le gouvernement devrait intervenir".
La mairie assure à l'AFP que Kaboul ne connaît aucune crise du logement.
Pourtant, son grand plan d'urbanisme qui consiste à construire de nouvelles routes quitte à détruire nombre de résidences au bulldozer, rend encore plus difficile l'accès au logement.
"75% de la ville a été construite sans plan, nous ne voulons pas que cela se reproduise", explique à l'AFP son porte-parole Nematullah Barakzai.
- Ni maison, ni école -
Zahra Hashimi craint d'être mise à la porte de l'unique pièce en sous-sol qui lui sert de logement depuis qu'elle et sa famille sont rentrées d'Iran.
Son mari journalier gagne environ 80 afghanis par jour (1 euro), pas assez pour payer le loyer de ce logement sans électricité ni eau courante.
"Nous avons tout perdu en rentrant en Afghanistan", se désole Mme Hashimi, dont la fille aînée qui était scolarisée en Iran ne peut plus l'être, le gouvernement taliban ayant banni les filles des écoles à partir de 12 ans et les femmes des universités.
Les deux plus jeunes sont encore en âge d'aller à l'école mais leurs parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité.
La crise du logement, qui concerne locations et achats, affecte aussi les familles installées dans la capitale depuis longtemps.
Tamana Husseini enseigne la couture et réside dans l'ouest de la ville, où les prix sont généralement plus bas. Mais elle est sous pression de son propriétaire qui menace d'augmenter le loyer de son appartement de trois chambres (3.000 afghanis).
La famille de huit personnes a pensé à déménager, mais "les loyers sont trop élevés", déplore-t-elle auprès de l'AFP, et quitter la ville veut dire s'éloigner des maigres perspectives d'emploi.
"C'est frustrant de ne pas pouvoir rester, sans pour autant pouvoir aller ailleurs".
O.Hansen--CPN