-
Budget britannique : un peu d'air promis aux ménages, sous l'œil des marchés
-
SK hynix : nouveau bond des bénéfices au troisième trimestre porté par l'IA
-
Taux directeurs : la Fed tentée par l'abstention avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Au début de sa visite dans les Caraïbes, Charles III reconnaît les "souffrances du passé"
-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
La vaccination contre la grippe aviaire? Une "bouée de sauvetage" espérée par les éleveurs landais
"C'est notre bouée de sauvetage !" : au cœur du pays du foie gras des Landes, les éleveurs placent tous leurs espoirs dans la vaccination contre l'épidémie galopante de grippe aviaire, qui les contraint encore cette année à des abattages massifs de canards, malgré les mesures de biosécurité.
C'est la quatrième crise aviaire en sept ans et chez Jean-Pierre Dubroca à Buanes, à côté d'Eugénie-les-Bains, les canards ont été testés positifs lors des deux derniers épisodes.
"C'est moins violent cette année, il y a moins de mortalité qu'en 2021 mais c'est dur à vivre, on se sent démuni", dit-il, déplorant de "vivre d'aides tous les ans. On n'est pas éleveur pour ça".
Son exploitation a été dépeuplée le 9 janvier dernier, ses 12.000 canards abattus. Il lui reste encore un peu à nettoyer l'exploitation vide. "On va pouvoir redémarrer au printemps. Mais l'hiver prochain fait déjà peur", confie l'éleveur qui, ces dernières années, a investi dans des bâtiments pour mettre ses canards à l'abri pendant la saison à risque, comme exigé par l'Etat.
"La biosécurité en élevage, c'est comme les gestes barrières avec le Covid, il y a des sas, des désinfections, de nouvelles habitudes. Mais on a beau prendre toutes les précautions nécessaires, ça finit par vous toucher", déplore celui dont les 36.000 canards annuels sont envoyés en gavage dans d'autres exploitations, puis dans des conserveries.
Pour lui, en plus de toutes les mesures de biosécurité, il faut donc ajouter la vaccination : "c'est notre bouée de sauvetage. Il faut aller vite dans les expérimentations et que ça suive au niveau européen", plaide-t-il.
- "Il faut aller vite !" -
A 20 km de là, à Doazit, Julien Lafenêtre attrape ses canards pour les mettre en cage et les voir partir, une nouvelle fois, à l'abattoir d'Hagetmau, aidé par des voisins ayant subi le même sort.
Les siens sont, contrairement à l'an dernier, sans symptômes et jusqu'ici pas positifs. "On tue les cas contacts soupçonnés !", dénonce ce petit exploitant de l'Association des producteurs fermiers des Landes.
Dans cette Chalosse qui produit habituellement le quart du foie gras français mais où on ne voit plus un canard en liberté dans les champs depuis des semaines, l'éleveur-gaveur-conserveur a réduit sa production de 70% pour passer l'hiver.
Avec juste 1.500 canards (limite de dérogation), il a pu les maintenir dehors, mais sur une surface réduite et sous des filets qui lui ont coûté 30.000 euros, afin d'éviter la faune sauvage, soupçonnée de véhiculer le virus.
Il a aussi investi 160.000 euros pour agrandir sa salle de gavage car, le reste de l'année, "on est obligé de faire plus en moins de temps", fait valoir cet éleveur.
"Je ne sais pas s'ils imaginent ce qu'on vit", lance, en bas du tracteur Maryline Beyris, éleveuse à 3 km d'ici, et gaveuse traditionnelle au maïs grain entier.
"On a joué le jeu et ça n'a servi à rien. L'espoir, c'est la vaccination pour sauver le plein air, il faut aller vite", dit cette membre du Modef (exploitants familiaux). M. Lafenêtre milite, lui aussi, pour réduire partout les densités dans les élevages et laisser vivre dehors les canards l'hiver prochain en les testant, en attendant la vaccination.
"En bâtiment avec de la paille achetée en Espagne et des aliments d'on ne sait où, dénonce-t-il, il n'y a plus de terroir qui vaille, le produit aura le même goût partout. Le plein air, c'est le gage de notre qualité landaise".
A.Leibowitz--CPN