-
Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année
-
Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support
-
Les ours du Svalbard ont résisté mieux que prévu au réchauffement
-
A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles
-
Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l'Iran
-
Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech
-
Côte d'Ivoire: l'Etat a commencé l'achat des stocks de cacao pour résoudre la crise
-
Mozambique: d'énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d'une insurrection
-
Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025
-
Bretagne: des oiseaux souillés par un pétrole similaire à celui de l'Erika
-
Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences
-
USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes
-
La nouvelle politique migratoire de l'UE? Serrer encore un peu la vis
-
Les polluants éternels vont coûter très cher à l'Europe
-
Paralysé, un Chinois dirige sa ferme d'un simple doigt
-
Les polluants éternels pourraient coûter à l'UE jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2050
-
Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer
-
Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
La Fed gèle ses taux contre l'avis de deux responsables
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
Climat: jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une île
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Pour financer son appétit pour l'IA, Amazon va supprimer 16.000 postes dans le monde
-
Violences en ligne: les streamers Naruto et Safine jugés en juillet
-
Trump attaque le maire de Minneapolis, la "désescalade" fragilisée
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
En Tunisie, des "ruches intelligentes" pour sauver les abeilles
Elias se précipite vers ses "ruches intelligentes". L'apiculteur a reçu un signal d'alerte sur son téléphone grâce à une application, 100% tunisienne et pionnière en Afrique du Nord, destinée à éviter la surmortalité des abeilles et optimiser la production de miel.
Sur une colline de son terrain familial à Testour, au nord-ouest de Tunis, Elias Chebbi, 39 ans, ouvre le volet d'une ruche et montre un petit appareil blanc similaire à un décodeur qui mesure les variables et l'avertit de tout incident, via l'application Smart Bee.
La startup tunisienne "Beekeeper Tech" a mis au point un dispositif de capteurs à infrarouge qui fournit en permanence des données sur l'environnement et la santé des abeilles, pour "un prix abordable".
Les capteurs mesurent l'humidité, la température ainsi que le bourdonnement des insectes. Lorsqu'il y a un problème, une alerte est envoyée.
Les appareils sont même dotés d'un localisateur GPS pour éviter les vols de ruches.
"Grâce à cela, je suis tranquille et je sais à distance ce qu'il se passe", se réjouit auprès de l'AFP, Elias, un ex-comptable qui s'est lancé dans l'apiculture en 2013.
C'est la même année qu'un groupe de jeunes ingénieurs tunisiens a eu l'idée d'un contrôle à distance des ruches, avant de lancer Beekeeper Tech en 2016.
La phase de commercialisation n'a démarré qu'en 2020.
Cette startup est la seule de ce type en Afrique du Nord et a déjà vendu plus de 1.000 dispositifs Smart Bee, principalement en Tunisie et dans les pays voisins.
- 30% de pertes avant -
Selon son PDG, Khaled Bouchoucha, il y a une demande importante et la société prépare 1.500 commandes pour des clients en Tunisie, en Libye, en Algérie, en Arabie saoudite et même en Nouvelle-Zélande.
L'appareil Smart Bee envoie des mises à jour en temps réel à un ordinateur central, qui analyse les données et aide l'apiculteur à réagir rapidement.
Cette technologie "a prouvé son efficacité" en Tunisie et dans d'autres pays, affirme à l'AFP M. Bouchoucha, 34 ans, qui s'est lancé pour aider son père, apiculteur occasionnel.
En Tunisie comme partout dans le monde, les abeilles sont confrontées à de multiples menaces, telles que le changement climatique, la pollution et les pesticides, à l'origine de phénomènes de plus en plus fréquents de disparitions massives de colonies d'abeilles.
Les informations recueillies sur la ruche permettent non seulement d'estimer le danger mais aussi de connaître la productivité de chaque reine et sa résistance aux variations climatiques.
L'application aide ainsi à identifier une "ruche modèle" pour affiner les souches et dupliquer son fonctionnement dans l'exploitation.
Quand l'apiculteur est averti d'un problème, il peut soit déplacer les ruches en surchauffe vers des zones plus fraîches, soit isoler celles qui sont trop froides, ou encore fournir une solution sucrée aux abeilles trop affaiblies pour passer l'hiver.
Avant d'utiliser cette application, Elias perdait environ 30% de ses ruches par an à cause de l'humidité et des changements soudains de température.
- Problèmes climatiques -
Depuis qu'il les a connectées en 2017, dans la phase d'expérimentation de Smart Bee, il n'en perd que 10%, "dans le pire des cas", indique-t-il.
"Avant, certaines abeilles mouraient progressivement sans que je m'en aperçoive suffisamment tôt", dit-il, soulignant que la tâche des professionnels est rendue difficile par "un climat qui change constamment".
"La Tunisie souffre de sécheresse presque toute l'année, ce qui signifie que l'habitat et la nourriture des abeilles disparaît", dit-il, assurant devoir chercher régulièrement de nouveaux sites où les installer.
Le système des "ruches intelligentes" lui a aussi permis d'augmenter la production à environ de 12 kg de miel par ruche par an contre 8 kg, soit une hausse d'environ de 40%.
Elias ne possède que deux appareils Smart Bee au coût unitaire d'environ 300 dinars (92 euros), qu'il place périodiquement sur chacune de ses 100 ruches mais aimerait pouvoir en acquérir d'autres.
Cette technologie peut "nous aider à renforcer notre sécurité et notre souveraineté alimentaires. Nous en avons grandement besoin dans un monde plein de maladies et de guerres", explique Mnaouer Djemali, chercheur à l'Institut national d'agronomie.
En Tunisie, avec sa population d'environ 12 millions d'habitants, le secteur emploie environ 13.000 personnes, selon un syndicat agricole local, et produit quelque 2.800 tonnes de miel par an.
D.Philippon--CPN