-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Trump arrivé au sommet G7, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Le salon Eurosatory s'ouvre dans une Europe qui se met en posture de guerre
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
SpaceX décolle au Nasdaq après la clôture en hausse des Bourses en Europe
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Le monde politique et du spectacle aux obsèques de Bernadette Chirac à Paris
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Les Bourses européennes tirées par la baisse du pétrole sur fond des promesses de SpaceX
-
Venezuela: mines et villages fantômes après l'opération militaire contre des sites contrôlés par les gangs
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street, Elon Musk promet Mars
-
Wall Street en petite hausse, entre SpaceX et espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux portés par l'espoir d'un accord imminent entre Washington et Téhéran
-
Un fonds américain pourrait entrer au capital du groupe français Eramet, selon le FT
-
Aux Canaries, le pape réitère son soutien aux migrants et les appelle à s'intégrer
-
En France, l'arrivée d'énormes centres de données bouscule les territoires
-
Décès de Frank Michael, chanteur de charme italo-belge
-
Bac: les élèves de 1ère planchent sur la nouvelle épreuve de mathématiques
Cannes: Katell Quillévéré, le temps de l'émotion
L'heure de la reconnaissance pour Katell Quillévéré ? Pas totalement inconnue mais pas encore dans la lumière, cette cinéaste de l'émotion et des histoires souterraines est présente pour la première fois dans la sélection officielle cannoise.
"Suzanne": 300.000 entrées. "Réparer les vivants": 345.000 entrées. Deux films, deux succès, qui ont fait parler d'elle, sans pour autant faire de la réalisatrice une valeur montante à suivre.
"Je suis peut-être un peu trop discrète et timide", avance-t-elle lorsque l'AFP lui soumet ce paradoxe. Qu'à cela ne tienne, la cinéaste à la longue crinière blonde est en train de prendre sa revanche.
"Le temps d'aimer", son quatrième long-métrage, a été présenté samedi -- hors compétition -- au Festival. La section ? Celle consacrée aux réalisateurs "chevronnés" tels que l'Espagnol Victor Erice cette année ou Dominik Moll l'année dernière.
- "Partie de zéro" -
"La compétition, on en rêve tous, on ne va pas se mentir. C'est l'endroit où on a envie d'être, quelque chose qu'on a envie de vivre mais je suis déjà très contente d'être dans la sélection", assure-t-elle.
"Ce qui est marrant, c'est que, moi, j'ai avancé comme ça, très progressivement. J'ai eu plusieurs films dans des sélections parallèles avant d’atterrir, aujourd'hui, en sélection".
Attentive aux questions, Katell Quillévéré prend le temps de répondre, toujours avec bonne humeur.
Née à Abidjan (Côte d'Ivoire) en 1980, Katell Quillévéré grandit à Paris "dans un milieu socialement aisé mais éloigné du monde de la culture et du cinéma". Étudiante, elle tente d'intégrer la Fémis, prestigieuse école de cinéma, sans succès.
Elle se formera au 7e art à l'université.
"Dans ma famille, personne n'était artiste, raconte-t-elle. "J'ai le sentiment d'être partie de zéro même si j'avais tous les codes sociaux pour réussir".
Son premier film, "Un poison violent", sort en 2010 et reçoit un accueil mitigé. C'est "Suzanne", le récit d'un amour qui emporte tout avec Adèle Haenel et Sara Forestier qui lui apporte une certaine notoriété.
Avant même son premier long-métrage, elle cofonde avec Sébastien Bailly les Rencontres du moyen-métrage de Brive, un festival qui promeut ce format qu'elle estime "délaissé par les festivals".
- "Écrire, j'adore ça!" -
Vient "Réparer les vivants" en 2016, adaptation du best-seller de Maylis de Kerangal, qui raconte une greffe de coeur à toute vitesse. Le film trouve là encore son public et est bien reçu par la critique.
A chaque fois, elle cosigne les scénarios.
"Écrire, j'adore ça !", s'enthousiasme-t-elle. Pendant quatre ou cinq ans, je n'ai fait que ça. Et en même temps, je me suis rendu compte que j'avais besoin de plus".
Romanesques, ses films, suivent souvent un fil conducteur: celui de l'émotion.
"Pour moi, le cinéma, c'est faire peur, faire pleurer, rire. L'expression des sentiments est quelque chose de fondamental, presque d'ontologique", détaille celle qui se dit adepte du cinéma de James Brooks et de Todd Haynes.
Son autre passion, c'est ce qu'elle appelle les "histoires souterraines". Celles qu'un pays ou une famille ne veut pas raconter et qu'il faut "arracher".
Comme lorsqu'elle cosigne en 2022, avec Hélier Cisterne, la série Arte "Le monde de demain" sur la naissance du hip-hop français à travers la rencontre et l'ascension de Kool Shen et JoeyStarr, leaders du duo NTM.
Ce faisant, elle revendique ces destins, ceux d'enfants issus de l'immigration, comme faisant partie de l'Histoire collective du pays.
Si son chemin a jusque-là été semé d'embuches, la réalisatrice estime qu'être une femme dans un milieu où les cinéastes sont encore majoritairement des hommes "n'a pas été un problème".
"Je pense que ma génération, celle autour de 40 ans, a bénéficié du combat féministe des générations précédentes", souligne-t-elle. Reste que si les choses bougent, les disparités de genre demeurent. "Dès qu'on touche à des films à gros budget, il y a beaucoup moins de femmes".
L.Peeters--CPN